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mercredi 12 février 2014

Comme un arrière-goût de fête pris dans la gorge



Dans mon temps, on pouvait arriver à une fête d'amis avec notre sourire, sans autre présents. D'autres fois, on partageait ce que l'on avait: un crayon, une bille, du chocolat. Il suffisait de passer au dépanneur du coin pour acheter quelques bonbons sucrés en guise d'offrande: des casse-gueules, des "dips", des réglisses, des granules pétillantes.. On mettait des guimauves dans du chocolat chaud, on mangeait un popsicle maison fait dans l'un de ces moules dont je me sers encore aujourd'hui, on partait en gang faire du vélo, une petite partie de queue de l'âne et voilà, l'affaire était ketchup!

Cette semaine ma Petite Fleur, maintenant à la maternelle, me disait que son amie lui avait remis une liste de cadeaux pour être invitée à un éventuel party de fête, liste comprenant entre autres choses une robe de princesse ou une Barbie. Ai-je bien entendu? Je ne comprends pas. C'est d'abord pour le plaisir qu'on s'entoure de nos amis à notre anniversaire, pas pour grossir la pile de nos avoirs à l'issue de la fête.

Depuis quand les enfants font-ils des listes de cadeaux pour les autres enfants?

D'autres connaissances à moi font de gigantesques fêtes avec des gâteaux très coûteux, et invitent le plus de gens possibles, mêmes des connaissances de connaissances, de sorte que la maison se remplit d'adultes aux contribution$ intéressantes. Qu'en est-il de la fête des enfants? Ceux-ci se réfugient dans les chambres et bien souvent se partagent les gadget électroniques, sans plus d'originalité. De telles fêtes ne sont pas pour les fêtés. Je ne dis pas que les organisateurs sont mal intentionnés, mais il ne faut pas annoncer l’événement comme étant une fête d'enfants (la fête de x ou y).

Je regardais d'anciennes photos de mes anniversaires, et la table débordait d'enfants: plusieurs cousin/cousines, des voisins/voisines, et je me rappelle clairement que les parents n'étaient pas présents. Je suis pratiquement certaine également qu'aucun enfant n'était arrivé avec un présent. Ils avaient étés conviés à se réjouir et à jouer tout un après-midi en ma compagnie. Quelque part au milieu de tout ceci, nous mangions ensemble le gâteau. Tout était si simple. Ce qui était important c'était d'être là, pas d'avoir donné ou d'avoir reçu. Puisqu'il n'y avait pas tout ce temps consacré aux cadeaux, il y avait de la musique et de la danse, des jeux de cache-cache, de la baignade ou confection d'un bonhomme de neige, des bulles, des dégustations de jujubes. Entre-nous, telle une micro-société, nous refaisions le monde avec des jeux de rôle ou des discussions colorées.

En tant que partisane du "less is best", quand je regarde ce dans quoi mes enfants évoluent de nos jours, je commence à me dire de plus en plus souvent "comme c'était mieux... dans mon temps."!

mercredi 30 mars 2011

Des nouvelles!



Femme Libre demandait récemment des nouvelles de mes plans de tomates: ils se portent à merveille! En voici la preuve!


Définitivement, j'adore cette expérience! Cela fait naître en moi des projets à long terme, peu coûteux et exhaltants. J'aimerais bien avoir une serre attenante à ma maison un jour, un solarium. Ventilée, approvisionnée en eau de pluie, etc. Une petite portion auto-suffisante à l'année de notre alimentation pourrait ainsi se réaliser! Bon, je rêve, mais ça me fait du bien ;o)


Ces jours-ci, je dois m'efforcer de positiver car contrairement à bien des gens que je côtoie, je le vois, moi, le côté gravissime de toute la crise nucléaire au Japon. La crise humanitaire certes, mais la crise planétaire, bientôt. Ça inquiète de mettre des enfants au monde et de craindre pour leur santé dans un tel contexte (pluies radioactives, contamination de chaîne alimentaire, etc.). Ne parlons même pas des petiots japonais! J'espère de tout coeur être alarmiste là, juste là. J'espère être mal informée, intoxiquée par la peur, j'espère rire de mon état d'esprit actuel un jour. Comme je souhaite être cette personne ridicule, cette freak. Mais de penser à tout ce nucléaire sur la planète n'a rien de rassurant. Qu'on ne vienne pas me dire que c'est propre. Ce lieu commun me semble bien usé par les temps qui courent.


Je suis désabusée de l'ambiance économique et politique actuelle: pourquoi tous les pays du monde ne mettent-ils pas en oeuvre conjointement tous les moyens possibles et imaginables pour venir à bout de ce problème, sans égard aux coûts engendrés? Parce que les chiffres en bourses sont plus importants que les vies humaines. Pourquoi ne se préoccupe-t-on pas de ce qui advient dans la cours du voisin, sauf quand on peut en tirer profit? À plus forte raison quand ce qui s'y passe (le danger) pourrait évoluer et s'étendre à tous?


Pourquoi la censure est-elle toujours le seul moyen de tout guérir? La plupart des gens ont mis cet épisode derrière eux, puisque les médias n'en font plus état. N'en parlons pas, ça passera... Sauf que ça continue et pire encore! Pour de longs mois encore, sinon des années! Trouver un coupable, entâmer des poursuites, ça ne changera rien. Il faut en parler, il faut prendre des décisions pour le futur, il faut comprendre et connaître les données exactes.


Bref, ces jours-ci je n'ai qu'une envie, celle de me concentrer sur le beau de ce que la vie m'apporte. Garder les deux pieds sur terre, surtout. Et continuer à vivre normalement, à projeter normalement, à rêver. Essentiel. C'est difficile quand on ouvre son regard à de larges perspectives. Mais en même temps on ne peut pas non plus être une fenêtre constamment ouverte sur les problèmes du monde entier, au risque d'en devenir fou *soupirs*. Comme le reste des Hommes, j'attends la suite et j'espère tout en menant ma propre barque. Même que, je prie.

mardi 1 février 2011

Une maison



C'est tout ce que je demande!

Pas plantée sur le long d'une autoroute ou à 100m d'une antenne de cellulaire.
Pas rongée par les fourmis charpentières.
Pas humide de la cave au grenier.
Conforme, et de grandeur moyenne, sans plus.
Une maison normale. Dans un quartier normal. À un prix normal.

Ça existes-tu encore??????????

Désolée! Montée de lait de ce mardi matin.

samedi 27 novembre 2010

Ironie




Choisi au hasard en cette fin de soirée, voici le conseil 355 du livre: "1001 conseils antistress", aux éditions France Loisirs.

(Parenthèse -- je sais pas pour vous, mais juste à la lecture du titre, je me mets à stresser, prête à m'attaquer furieusement à mes tensions intérieures O_o)

Le conseil donc: appréciez l'âge que vous avez, vous ne serez jamais plus aussi jeune.

Nom de nom, c'était le conseil à ne pas lire, comme en témoigne la parenthèse! C'est qu'aujourd'hui je suis terrassée par un tour de rein, venu de nul part, et qui repartira d'un coup également.

Mais en attendant je me sens bien veille, eh oui! Au moins 80 ans d'âge la madame! Tout sauf jeune en tout cas, malgré mes 35 ans! Pas facile d'apprécier le cumul de ses années sans stresser dans ces conditions!

D'ailleurs, aujourd'hui j'en ai profité pour prendre ça relax en faisant le marché à la course pour recevoir ma famille avec une gigantesque lazagne en soirée. Ben ouais, c'est comme ça que les mamans prennent un temps d'arrêt, vous l'ignoriez? Je me suis même hasardée à plier deux petites, oui je le jure, toutes petites brassées en fin de soirée. Mais c'était tellement un petit rien du tout ;o)

Espérons que je serai remise car demain la famille décore le grand sapin dont nous avons fait l'acquisition cette semaine au magasin du tout en gros. Immense, il touche presque le plafond. Et son feuillage est extrêmement réaliste. D'accord, pas très écologique. Mais c'était un rêve de petite fille, le grand sapin. Et puis, je suis trop occupée ces années-ci pour faire la chasse aux petites aiguilles.

Demain, nous ressortirons ces décorations qui font nos traditions. Peut-être auront nous le temps pour notre pélerinage annuel afin de faire l'achat de quelques ornements significatifs de plus!

mercredi 3 novembre 2010

Trait de frustration




Jolie Sportive vient de me dire, perplexe, que la mode de cette année dans les décors d'Halloween, c'était les poupées de bébé en plastique assassinées. Ainsi, certaines avaient des couteaux ou des clous plantés dans le caoutchouc des membres ou dans la tendre bourrure du corps, avec tout le décorum requis. Je sais, c'est la fête de l'horreur! Mais avec tous ces nouveaux-nés jetés aux ordures dans les derniers temps, comme on peut l'entendre dans l'actualité d'un peu partout en Amérique, ça vient me chercher pas mal.

Trop sensible? Chu d'même moé, comme dirait la gentille Nancy.

Parfois je me demande vraiment où s'en va le monde.

mardi 12 octobre 2010

Randonnées automnales



C'est le temps de mettre un manteau plus chaud et de parer les petits mousses pour aller prendre l'air dans les sous-bois et les parcs de votre région!

Un coup de coeur et un coup de gueule en cette belle fin de semaine de l'Action de grâce:

Coup de Coeur: L'Ile-des-Moulins, vieux Terrebonne!

Un superbe endroit! D'un côté les terrasses et petits cafés pour les branchés. De l'autre, une ile au milieu de la rivière et une gigantesque digue permettant d'y accéder au moyen d'un pont érigé sur le dessus de ces forts courants d'eau très impressionnants. Des arbres immenses, un étang rempli de bernaches et de canards, le tout dans un décor absolument fascinant, parsemé de bâtiments historiques en pierre. On y est grisé par la force de l'eau, la beauté des grands saules épanchés, des sculptures incongrues mais agréables à l'oeil curieux. Du grand héron aux pigeons, la faune ailée y est exubérante. Petite Fleur y a nourri les canards à ses pieds!


Il y a de la place, on en fait pas le tour en deux heures si on emprunte tous les sentiers. Pour les enfants, une aire de jeux et des toilettes publiques. La cerise sur le sunday: tout est gratuit!

Coup de Masse: Le Bois-de-Belle-Rivière, à Mirabel.

J'ai aimé cet endroit par le passé mais mon passage de ce week end m'aura fait déchanté. D'abord c'est cher: 5$ par adulte et 2$ par enfant de 6 à 16 ans cette fin de semaine en raison d'une animation médiévale. En autre temps, c'est 4$ adulte et 1$ enfant, et 1$ pour le chien O_o. Si j'amène toute ma famille, c'est 11$, et l'an prochain 14$ (Ado aura 17 ans)! C'est dispendieux pour des sentiers pédestres!

Beaucoup de kilomètres de sentiers sont parsemés de caca de chevaux, il faut faire attention aux petites bottes insouciantes!

Le parc n'offre que peu d'accomodations aux familles, du moins la "cabane" principale, seule disponible hors saison chaude. Je devais faire réchauffer le biberon de mon petit Lutin et l'on voulait me vendre un verre, que je désirais emplir d'eau chaude dans les salles de bain, le prix d'une consommation soit environ deux dollars. Habituellement j'amène le mien, mais j'étais partie un peu vite, cette fois! Les sous, je ne les avait pas, bébé n'a pas pu boire. Je venais de débourser 12$ pour entrer sur le site et on a pas pu me fournir un contenant. Habituellement j'amène le mien, mais j'étais partie un peu vite, cette fois! L'employée était extraordinairement discourtoise, de plus.

Bref: beau parc, mais ne figurera plus parmi mes endroits de prédilection :)

Voilà!

vendredi 10 septembre 2010

Phobie


Ces jours-ci, il ne fait pas bon vivre dehors pour l'être phobique que je suis. Les insectes piqueurs que je déteste le plus sont complètement revirés sur le capot! En effet, les guêpes se font harcelantes, agressives, désespérées. Elles cherchent carrément à se poser sur la peau pour en extraire quelques sucs appétissants. Je deviens complètement cinglée à force de scruter mon entrée avant d'oser mettre un pied dehors. J'en ai toujours une ou deux qui, curieusement, se rivent le nez contre ma porte d'entrée, pourtant inodore et sans saveur. On pourrait croire qu'elles perçoivent le monde qui les attend de l'autre côté. Une tapette à mouche aussi, garanti!!!!

Ça dure longtemps, cette période, déjà? Disons que le fait de m'être fait piquée plus tôt cet été n'a pas arrangé la peur viscérale qui me possède toute entière à la simple vue des petites lignes jaunes et noires...

lundi 17 mai 2010

À la dérive



Billet à classer dans le JE/ME/Moi!

J'ai mis ce blog sur la sellette, depuis quelque jours.

Suite à un échange ailleurs sur le web, j'ai pu discerner dans les commentaires qui m'étaient adressés un reflet que je n'ai pas aimé.

Le nœud de la "discussion" portait entre autres choses sur les effets de la perception de l'écrit, dans tout ce qu'il offre de tronqué, d'édulcoré ou encore d'exagéré.

Alors que le ressac de ma propre intervention me revenait en pleine figure, comme c'est souvent le cas lorsqu'on ose commenter sur une bombe émotive, j'ai réalisé que mes propres écrits produisent sur ce blog une image non seulement fausse mais également humiliante, de ma personnalité, de ma vie.

J'ai pu constater que les fresques de bonheurs familiaux étalées sur ces lignes donnent l'impression, pour reprendre les mots exacts, d'une famille Walt Disney, un espèce de conte ou la magie jouerait pour beaucoup, mais la réalité assurément serait moins rose. Autrement dit, j'inventerais et exalterais tout ce bonheur pour me rendre intéressante. Pourquoi? Parce qu'aux yeux de ces personnes, il est parfaitement impossible que tout soit parfait tout le temps. Elles ont raison évidemment, sur ce point! Rien n'est parfait dans ma vie. Mais ce n'est certainement pas pour culpabiliser les autres mères et me penser "meilleure" que j'écris sur mon bonheur. C'est que ... je suis de ces personnes qui croient profondément au positivisme. Quand ça va mal: je n'écris pas, ou très peu. Je n'ai pas envie de vous le partager. Ce n'est pas la raison d'être première de ce blog: me défouler, sortir le méchant, comme on dit. Je déteste faire l'étalage de mes difficultés, même à mes proches. Je suis comme ça, ce n'est pas une critique pour quiconque serait autrement, c'est juste que je ne changerai pas mon style pour me rendre plus accessible ou je ne sais trop quoi dans le genre. Depuis que j'ai accouché, je suis fatiguée, trop. Et je suis prise avec mes décisions qui me pourrissent carrément la vie, trop. Je garde le cap mais difficilement, trop. Mais je préfère vous entretenir de ce qui va bien. Ce n'est pas un mal, c'est simplement le choix de l'éditeur ;o)

Ce qu'il y avait d'autre, dans les commentaires, m'a beaucoup dérangé. On a parlé de moi comme d'une femme dépendante d'un homme, tant financièrement qu'affectivement. On a parlé de sacrifice alors que j'y vois un choix. On a sous-tendu que ma vie se résumait à avoir fait des enfants, perception légitime puisque je ne parle que de ceux-ci sur ce blog et j'ai par ailleurs souvent dit qu'ils étaient toute ma vie. Je n'ai pas aimé cette image. On y occulte l'historienne, la littéraire, la documentaliste, la généalogiste, la vendeuse, la travailleuse en garderie. On me peinture à mes fourneaux comme une femme des années 40, de nature rétrograde, et surtout sans pitié pour ces pauvres femmes qui travaillent...

--- J'ai été pétrifiée, d'ailleurs, de voir qu'on glissait dans ce débat (au foyer vs travaillante) alors que rien ne le laissait présager. Mais il semblerait que mon état de femme à la maison ne me donne aucun droit d'expression en ce qui concerne les enfants, puisque automatiquement, je suis posée comme l'ennemie, la personne qui se croit meilleure en ce domaine et qui ne cherche qu'à persécuter les autres mamans.---

Je suis donc nez au mur. Je n'apprécie pas certaines perceptions des gens face à ce blog, mais en contre-partie je ne parle que de ma relation mère-enfants, limitant ainsi la possibilité de perception autre.

En même temps, je suis effectivement une femme au foyer, pour encore quelques années. Et oui, je pense aux enfants en m'oubliant un peu quand je fais ce choix parce qu'ils en ont tellement besoin, de MON point de vue. J'ai beaucoup de misère à supporter le mépris, même quand il ne s'adresse pas à moi mais bien à toute une caste: ces femmes qui mettent en veilleuse leurs activités professionnelle. Est-ce que j'ai réellement besoin de ce négativisme dans ma vie déjà chargée? Est-ce que je continue d'écrire en appréhendant, à chaque billet, de me voir "peinturée dans le coin" comme une femme sans vie? Sans but? Complètement aveuglée par la réalisation de ses rêves familiaux pour ne pas avoir conscience de leur fragilité? Et surtout complètement dépendante de ce bonheur? Comme une femme dans un pays arabe, qui sans son rôle de mère n'aurait aucune identité sociale?

Bien sûr, il faut s'assumer dans la vie. Et je n'invente rien. Chaque parcelle de réflexion de ce blog part d'un fait vécu. Ce fait n'est pas parfait à la base, j'ai choisi d'en extraire le meilleur. Et c'est ce que je vais continuer de faire, si je continue de bloguer. Si.

mardi 27 avril 2010

Qui suis-je? Devinette pour matins neigeux!





. Je mange du beurre au doigt, cachée dans le fond du garde-manger.

. Je vole la suce de mon petit frère pour aller la jeter dans les toilettes

. Je monte sur le banc d'apprentissage à la propreté pour aller fouiller dans les brosses à dents et désodorisants.

. Je me sers du mot "heille" pour me faire comprendre...

. Il me prend des manies de croquer, défaire avec mes dents, sucer, toutes sortes d'objets incongrus tels le casque de vélo de ma grande soeur (le styromousse blanc à l'intérieur, misère...) ou encore le jeu de cartes-mémoires (facile de trouver la paire quand on remarque quelle carte est rongée).

. Je n'aime pas les monsieurs.

. Je me sauve pour ne pas faire changer ma couche, je me cache pour faire caca dans les bobettes...

. Je lance ma nourriture par terre comme un bébé pour signifier que je ne l'aime pas.

. Je pousse des cris perçants quand je suis frustrée.

. J'utilise un vocabulaire emprunté chez les plus vieux pour sortir la colère ou la rancune (t'est pas fine/tasse-toi/dégage/c'est moi qui l'a, je veux bon, etc)

. Je change d'idée à tous les deux minutes et je suis également un moulin à parole.

. J'ai recommencé mes réveils de nuits.

. J'ai tendance à me sauver lorsqu'on lâche ma main.

. Je ne veux pas partager mes parents ni mes jouets avec les gentils amis qui viennent me visiter.

. Je suis capable de chialer/lirer/me lamenter non-stop pendant 30 minutes au moins. Puis prendre un petit break et remettre ça!

. Je veux toujours embrasser mon petit frère quand il DORT.

. Je ne veux pas coucher dans le beau petit lit de grand que maman a soigneusement aménagé pour moi.

. Je tiens à ma suce plus qu'à la prunelle de mes yeux.

. Je ne joue PAS avec mes jouets, bien plus intéressant de fouiller, de croquer dans les fruits du bol pourtant théoriquement hors de ma portée, de tendre la main pour voir si j'attraperais pas quelque chose de nouveau sur le comptoir, de DESSINER SUR LES MURS avec des stylos, de me saisir du SIPHON de toilette pour faire une grosse job...

. Je ne reste PLUS calme en poussette, j'ai hâte de DÉBARQUER.

. Je suis reposante pour tout le monde quand je DORS!!!! ;o)

. ET pour finir, il y a des journées ou je laisse croire à mes parents que le bout du tunnel est tout près, puisque je ne présente AUCUN des comportements cités plus haut. Je redeviens un ange, l'espace de quelques heures au moins...

Alors, vous avez deviné???

Il s'agit bien sûr d'un TERRIBLE DEUX EN PUISSANCE!!!!!!!
Vraiment, de ma vie, je n'avais goûté aussi pleinement à la saveur de cette expression!

Notre Petite Fleur est rock'n roll depuis l'arrivée de son petit frère. Une réaction à la mesure de ce qu'elle perd: l'attention exclusive et soutenue qu'elle avait de la part de tous les adultes et grands enfants de cette maison. Nous l'accompagnons là-dedans avec patience, bien que notre fatigue s'en trouve décuplée. Vivement le trois ans, que tout s'estompe enfin! Cette enfant aura été intense tout le long! C'est dans sa nature, et nous comprenons cela, même si nous soupirons parfois de désespoir.

Heureusement, le petit dernier est un bébé exemplaire, patient, souriant, dormeur. Heureusement, la nature a apparemment prévu l'équilibre des forces!

;o)

lundi 28 décembre 2009

En option




Noël vient de se terminer.

Pourtant c'est maintenant que je viens de trouver Le Cadeau Parfait pour la mère que je suis!!!

J'aurais dû demander au Père Noël de m'apporter les options manquantes chez mes enfants suite à une très certaine lacune dans ma commande, et ce probablement depuis le moment de leur naissance ;o) Il faut dire qu'elles sont pas mal parfaites, mais y a bien quelques améliorations possibles pour un meilleur fonctionnement ;o)))

Voici donc ma liste pour l'an prochain:

. L'option: je remets le lait dans le frigo après m'être servi à déjeuner
. L'option: je ramasse mes dégâts, sous toute forme, tels que les éclaboussures de douche ou de bain, les traces de confitures sur le comptoir de bois, les graines de chips dans le divan, les flaques de neige boueuses sous les bottes.
. L'option: je tire ma chasse d'eau après le gros ouvrage!!!!
. L'option: je referme ce que j'ai ouvert (panneaux d'armoires, porte du garde manger, etc)
. L'option: je range les jeux utilisés.

La série des R finalement!!
Et je pourrais continuer ainsi longtemps... comment négliger l'option "mettre son linge sale dans la manne au lieu de le laisser traîner sur le sol?"

M'enfin, je pense pas pouvoir tout demander cette année, et ce pour chacun des modèles dont je dispose ;o) Il faut être raisonnable!

Étrangement, ils sont pourvus d'un mode inusité dont je ne fais pas usage, et qui pourtant fonctionne à merveille indépendamment de ma volonté. Ils font la lecture de pensée spontanée. J'en ai déjà parlé *soupirs*... Mais même ce mode comporte des ratés: s'ils lisaient vraiment toutes mes pensées, ils sauraient ce que je pense en ce moment même!!! - Ramassez-moi tout ce bordelllllllll dans la salle de jeux - !!!

;o)

lundi 21 décembre 2009

Êtes-vous tous et toutes comme moi?



Débordé(e)s?

Il faut dire qu'avec la grosse bedaine de 32 semaines, je suis beaucoup plus lente que je ne le serais normalement! J'y vais à petite dose: chaque jour suffit sa petite commission, ou sa tâche ménagère...

Ce qui fait que je suis terriblement en retard!

Les enfants sont à la maison, l'Homme aussi depuis vendredi officiellement en vacances, le rythme de vie a été différent depuis. Mais l'Homme commence à s'enligner sur les travaux de la fin avant la vente, ce qui veut dire la cuisine au complet dans le temps des Fêtes. Donc, je serai doublement occupée d'ici peu à faire le bon second.

En attendant, j'ai peine à me structurer dans mes achats et dans le ravitaillement, avec ce rythme général. Mes cadeaux ne sont même pas terminés ...

Je fais ce que je peux! C'est bien ce que je m'étais promis, hein?

lundi 7 décembre 2009

Mère au bord de la capitulation!




Vous vous en doutez, ma maison est child-proof. Tous les produits ménagers et médicaments sont hors d'atteinte, le mobilier aux extrémités pointues a été entreposé, point de corde de stores horizontaux qui pendouillent, une barrière aux marches de l'escalier... Bref, toutes les mesures sont en places!

Alors, pourquoi, au nom du ciel, je continue d'éteindre les feux sans répit?? Mon terrible deux enfile découvertes par-dessus gaffes. La dernière date d'à peine quelques minutes. Je plie une brassée de linge quand tout à coup je m'avise de ce silence particulier, inquiétant bien évidemment. Je m'étire le cou pour apercevoir ma petite peste en train de vider un tube de crème à bébé (biologique et non-toxique heureusement) que je garde sur une étagère jusqu'à maintenant sécuritaire. Des myriades de petites boules de crèmes expulsées avec un talent déstabilisant, sur la table basse du salon. Et la petite bouille tartinée à fond jusqu'au raz des yeux...

Vendredi soir, monstrueuse terreur s'était enfermée dans la petite toilette du bas, et armée de la brosse de nettoyage, avait créé un lac digne des cygnes sur toute la surface du plancher de céramique (heureusement, ici encore). "Vraiment un mauvais quart d'heure pour papa!" s'est alors dit maman en caressant sa bedaine énorme, sauf conduit la gardant de toute implication dans le nettoyage du sinistre.

Tout ce qui a un potentiel, elle le trouvera. Elle dévisse maintenant tous les pots, ouvre toutes les portes, analyse consciencieusement toutes les occasions. Peu de murs ont échappé à ses gribouillis hâtifs, peu de livres aussi. Peu de contenants n'ont pas été renversés, peu de piles de linges sont demeurées intactes, le chien arrive à peine à manger... Notre oreille s'est mutée en un modèle bionique: une porte qui se referme doucement, un léger murmure au fond d'une pièce, tout déclenche l'alerte générale, souvent avec raison!

C'est de loin mon enfant la plus fouilleuse et la plus gaffeuse, de notre point de vue évidement. Pour elle, ce sont des victoires, de formidables expériences. Peut-être est-ce le signe d'une intelligence scientifique?

Ça se calme quand, ceci dit? Quand est-ce qu'on change d'étape de développement? Ça finit quand?

Car maintenant, la moindre petite envie de pipi menace de tourner à la catastrophe!
Quand elle nous sait immobilisés ou occupés, elle nous quitte avec ce sourire diabolique qui laisse deviner la machination en cours: profiter du terrain vague, de la brèche, de la faiblesse ennemie...

Au SECOURS!

mercredi 25 novembre 2009

L'âge des frustrations



Quel est-il: 15 ans ou 2 ans? Ou trente-cinq ans? J'avoue être bien en peine de trancher la question.

C'est un fait, le feu de la frustration maternelle couve encore en moi comme un braiser mal éteint. Non pas envers la plus petite, qui elle ne fait que suivre la route bien établie et balisée par ses instincts, route qui la conduit en ce moment sur les pas de Dora l'Exploratrice, chercheuse de filons.

C'est envers ma quinze ans que se dirige tout ce fiel, alimenté par le souvenir de l'épreuve pénible que nous avons traversée par sa faute. Il me semble qu'à cet âge, on peut comprendre et anticiper... il me semble pourtant avoir tellement répété!

Je m'explique. Avant-hier midi, nous sommes à nos petites occupations, moi, Jolie Sportive et bébé, qui joue habituellement de façon très prévisible. Pas ce midi-là. J'entends bien un peu de fouillis de l'autre côté, dans la salle à manger, mais je ne m'inquiète pas substantiellement, habituée à ce que bébé choisisse cette pièce comme lieu de récréation.

Horreur et consternation lorsqu'elle en émerge avec les mains aux couleurs d'un Télétubbies: bleu électrique! Ciel! Du vernis à ongle partout, sur son gilet irrémédiablement condamné, sur les si mignons pantalons cargo neufs, sur les lattes du plancher providentiellement fait de bois, partout sauf dans son visage, chose que je constate instinctivement avec le plus grand des soulagement. Elle n'a pas été tenté de goûter à ce nouveau bonbon...

C'est tellement l'âge pour ça, deux ans et demi!!! Je pense que c'est le moment où les enfants sont les plus susceptibles d'attenter bien involontairement à leurs jours, en toute naïveté. Car à présent, notre Petite Fleur, elle dévisse, elle contourne les loquets, elle s'étire et s'empare, elle saute et elle se précipite, sur le mou comme sur le dur! *soupirs*

Un incident semblable s'était produit il y a deux semaines avec un crayon noir à maquiller les yeux. Grande Ado a pour habitude de laisser ses produits de beauté, fers et colifichets dans cette armoire antique à battants, terrain fertile pour les recherches exploratoires de la plus jeune. Bien au fait de cette désagréable manie, je lui ai souvent répété de tout retirer du dit endroit. Pourtant, régulièrement, un objet retrouve par enchantement le chemin de l'antre, probablement à la faveur d'un empressement matinal. Cette semaine, il s'agissait d'un vernis à ongle bleu électrique.

Cacophonie de pleurs et de directives alarmées, ce midi-là, alors que moi et Jolie Sportive faisions équipe pour limiter les dégâts. D'abord Petite Fleur, très à risque de mettre ses mains dans sa bouche ou ses yeux. Je n'ai pas de "remover" à la maison. Je déteste les produits chimiques, sous toutes formes. L'odeur de ce truc à décaper est une horreur en soi. Le vernis aussi, par ailleurs, dont les effluves ont vite fait d'embaumer la maison. Bébé s'époumone, complètement paniquée devant nos efforts: elle hurle que c'est terminé, que ses doigts ne sont plus sales. Pourtant, je passerai une bonne heure à retirer la substance au moyen de frictions avec de l'huile végétale et des serviettes humides de bébé (étrangement) pour ne pas abimer davantage sa peau rougie par le contact abrupt. Finalement, avec l'aide supplémentaire d'un peu d'alcool et de fixatif, et avec beaucoup de patience, j'arrive à tout enlever. Jolie Sportive quant à elle s'était attaquée au plancher, qu'elle a sauvé avec des éponges abrasives.

Dans un élan de colère, j'ai balancé toute la réserve de vernis de l'Ado à la poubelle. Dans les circonstances, je crois qu'une leçon s'impose. Quand elle aura le droit d'en acheter de nouveau, elle en prendra bien soin.

Ironie du sort, le lendemain matin Petite Fleur a déniché un mascara dont elle s'est enduit les doigts avec curiosité. D'accord, l'objet était dans le territoire de l'Ado (sa chambre). Cependant, peut-être est-il temps pour elle d'apprendre à regrouper ses effets dans une trousse, en un lieu sécuritaire? Elle est si désordonnée que ce seul exercice lui semble pénible. Pourtant, il lui faudra se montrer responsable de ses avoirs.

Misère!

Ce n'est pas facile d'être le Cerbère, la préposée à la sécurité, la maîtresse d'école et le juge de paix, le tout dans une même journée. J'ajoute: également la concierge. En effet, je termine enfin ce billet dont l'écriture a été soudainement interrompue par un accident de pratique à la propreté (lire ici que j'ai eu les deux mains plongées pendant un bon trois quart d'heure dans le nettoyage d'un caca répandu aux quatre points cardinaux)...

Tranche de ... discipline!

jeudi 29 octobre 2009

La pression monte



Quel sera cet automne? Et ce Noël? Je n'ai même pas décoré pour ma fête préférée, Halloween! Trop occupée à lire, m'informer, m'inquiéter. Tout ce branle-bas de combat a fini par nous atteindre: il suffit d'être en onde à la radio ou la télévision pour être inondés. D'abord il y a vaccine-ou-pas: une pression à laquelle il est difficile d'échapper! À force de tourner la question dans ma tête, j'en suis venue à l'immobilisme: on verra comment ça évolue. De toute façon, le vaccin n'est pas disponible pour tous en ce moment.

C'est là qu'entre en ligne de compte la tension quotidienne. Avant-hier, pendant que je suis à l'épicerie, Grande Ado m'appelle en panique de retour de l'école. "J'ai mal au ventre, j'ai mal à la tête, je me sens maaaaaaal!". Ça y est, de me dire! On devra faire face maintenant, c'est notre tour. Au final ce n'était réellement qu'une simple gastro-entérite (c'est rendu qu'on est contents d'avoir la gastro HA Ha Ha!). Mais tous les scénarios catastrophes qui nous sont venus à l'esprit, toutes les mesures envisagées, et la peur au ventre, toujours... C'est absolument invivable! Pourtant, si elle l'avait eu ne serait-ce qu'il y a deux semaines, nous l'aurions vécu très différemment.

Au mois de septembre, le vaccin n'était pas d'actualité mais la grippe circulait tout de même! Ce qui a changé? La campagne médiatique. Je suis tellement plus capable d'entendre parler de tout ça! Et en même temps c'est plus fort que moi! La stratégie que nous avons choisi d'adopter pour notre famille (non-vaccination pour le moment) exige de se tenir au courant de l'évolution de la situation, jour après jour!

Deux cas cette semaine à l'école de Jolie Sportive. Combien de temps pour qu'elle nous la ramène?

Mais en même temps, en mars et avril, il y en avait eu aussi!
Si le vaccin avait existé à ce moment, beaucoup se seraient précipité!
Et pourtant: les cas de grippe actuels sont tout aussi bénins qu'au printemps. Excepté qu'on est "dans la saison"...

Difficile de gérer tout ça quand on est enceinte.
Difficile d'accepter que les enfants continuent de fréquenter les écoles qui sont en ce moment des nids d'incubation.
Difficile d'échapper à la peur, tant du virus que du vaccin.

Difficile de garder son sang-froid, mais nécessaire pourtant. C'est une grippe, pas la peste bubonique! Pourtant les gens commencent à se bousculer aux points de vaccination. On voit des réactions parfaitement égoïstes, là où y a de l'homme, y a de l'hommerie, réactions du genre "je ne veux pas mourrrrir"! Des personnes âgées, pour beaucoup, qui se sentent déjà vulnérables face à la vie, tandis que la jeunesse a habituellement de son côté la force et la résilience. Des gens appellent pour avoir des passe-droits, se présentent carrément sans y être appelés, tentent de contourner le système en accompagnant une personne à risque, etc. Certains ont des attitudes carrément révoltantes. C'est ça la panique. Créé de toute pièce par la sur-information, la pression gouvernementale qui s'était initialement opérée face à la crainte d'une résistance à la vaccination dans la population. Maintenant, allons-nous rassurer les gens? Allons-nous relativiser? Insister sur le caractère bénin de la très grande majorité des cas? Parler de la faible incidence de ce virus, au final, dans les pays où l'hiver a déjà frappé plus tôt dans l'année? Non, il faut croire que les médias apprécient ce climat de sensationnalisme. J'en suis écœurée. Profondément.

Le virus du Nil (yé rendu où lui??), la vache folle (on en parle plus?), le SRAS (évanoui dans la nature?), la listériose (vieil ami s'il en est un), C difficile (c'est réglé cette affaire-là?) et aujourd'hui la grippe H1N1! Est-ce encore une grosse bulle médiatique? Parions que oui.

Par contre, mes ulcères d'estomacs eux, seront bien réels.

Je vous prie d'excuser ce billet de plus sur la blogosphère. Considérez-le comme une thérapie, un exutoire, une soupape de sureté.

jeudi 24 septembre 2009

Le bon second



C'est ce que je suis présentement à la maison, quand mon Homme y est. Je seconde. Je fais rouler la maisonnée pendant qu'il peint le salon au primer et échafaude déjà sa fin de semaine occupée aux cadres intérieurs des fenêtres, vous savez celles qu'on a fait installer toutes neuves l'automne ... dernier!

Notre automne est un véritable compte à rebours. Il faut qu'à Noël, tout soit terminé. Beaucoup de choses sont derrières, mais il en reste tant!

En attendant: je prends les bouchées doubles puisque je n'ai plus quatre mains comme par le passé. C'est simplement pour quelques semaines, mais c'est OUCH!

Je me regarde et je me trouve pas si mal débrouillarde, cependant. Meilleure que ne l'étais ma mère aux fourneaux, plus présente aussi pour la tralée, bien que parfois j'évalue à la baisse la qualité de mes interactions avec elles. J'oublie que je suis enceinte, je suis fatiguée et j'aurais besoin de m'isoler dans une bonne doudou et une chambre calme. Je me trouve poche, parfois. À bien y penser, c'est un peu ce qui fait le charme d'une première grossesse je trouve: cette possibilité de repos à volonté, surtout après le retrait pour celles qui travaillent.

Heureusement, il me reste encore la sieste de bébé pour déguster mon thé vert en toute quiétude. Quand loupiot y sera aussi, ce sera encore plus rock'n roll pour quelques mois, mais au moins nous serons deux à traverser la tempête. Je serai bien secondée. Les travaux seront terminés dans la maison. ENFIN! Je n'en peux plus de cette vie de rénovations perpétuelles!

Allez, encore un peu de courage!

jeudi 3 septembre 2009

Je ne pouvais pas faire dans la simplicité pour une fois?




Avec la Fête qui se profile cette fin de semaine, j'avais en secret moult détails à régler. Je n'en suis encore qu'à la moitié de mes courses, et mon ménage se résume jusqu'à maintenant à la lessive et à l'entretien quotidien. Il fallait d'abord survivre à la rentrée, chose faite et poussière qui retombe lentement, même celle des prises de bec ;o)

Hier soir, sous un prétexte fallacieux, j'ai mis mon chum à contribution pour nettoyer le terrain, voir à la piscine, tondre, etc. J'ai argumenté qu'il nous fallait prendre des photos du terrain encore vert puisque la vente de la maison se ferait en hiver, vraisemblablement.

Mais, non contente de cette apparence de simplicité dans la marche à suivre, j'ai insisté en fin de semaine dernière pour que nous débutions les travaux pour notre chambre à coucher, de plus en plus consciente de l'arrivée du froid, qui empêchera tout net la peinture intérieure, vu ma grossesse. Conséquence: nous dormons mal, et depuis 6 jours, dans le salon. Petit mari fait des journées de 14 heures pour boucler le tout avant la fin de semaine, car il est au courant que nous avons un souper de fête! Quelle idée de fou! Mais je suis si heureuse qu'un tel bond soit accompli, c'est un réel progrès face à nos objectifs incroyablement serrés. C'était un gros morceau, la chambre: de la démolition, de la peinture, des moulures, des cadres de fenêtre, alouette. Bébé arrivera en plein hiver, pas question de lui faire vivre cela!

Bon, je cours faire le reste des commissions, nous sommes jeudi et la première visite arrive demain soir :)

Je ne sais si Petit mari se doute de quoi que ce soit, mais j'agis en mode surprise autant que je peux, gardant le secret sur TOUT. C'est tellement difficile de tout cacher à quelqu'un avec qui on est habituellement en totale fusion! Toute une expérience ;o)

lundi 31 août 2009

Superficialité




L'on pourrait penser que, lors de ces matins un peu agités à l'enseigne d'un retour-renouveau-début, les plus jeunes enfants sont à coup sûr les plus difficiles à gérer.

Surprise! Ici l'ordre est inversé.

Ça commence avec un chialage en bonne et due forme parce que madame veut ajouter sa nouvelle paire de denim, lavée la veille mais encore humide, dans ma brassée de sécheuse presque sèche... Heille, tu prends ton nescafé égal la grande ce matin! Toutes les autres paires sont sèches, et semblables. Crois-tu vraiment que la teinte plus pâle de ta nouvelle paire, qui te manquera cruellement on dirait bien, aurait pu te donner l'assurance et le calme que tu sembles rechercher en vain en ce matin de rentrée scolaire?? Fin de l'histoire: elle l'a fait séché grossièrement au séchoir à cheveux et l'a enfilée encore poisseuse!!! 0ooo flabergastée ici la madame ooo0

La voilà encore en petite tenue alors qu'elle est sensée reconduire sa petite soeur, puis vagabondant dans la maison avec ses souliers pleins de boue. Une petite séance d'aspirateur avant le départ, voilà ce dont elle rêvait?? Toute cette course et cette désorganisation en raison d'un seul objet, un instrument du diable...

Qui a inventé le FER PLAT batinssse!!!! Je vais le lui brancher solide dans le c***!!!! GRRR!!! Trois quart d'heure de lissage sur l'heure et quart de disponible, un déjeuné sauté, un désordre semé ça et là, et pour finir, un lunch bâclé et OUBLIÉ SUR LE PAS DE LA PORTE!!! Un brossage de dent au fond du lavabo de la cuisine avec en prime, les crachats laissés en souvenir, trop pressée pour rincer le tout faut croire! pfff! La canne de thon déposée sur le sac à poubelle noué, au lieu d'être rincée et mise au recyclage. Le chien qui passe par là et termine les restes de thon sur le plancher, évidemment. Le fromage laissé ouvert sur le bord de la table, à la merci de la dite gent canine, et la préparation de poisson restante abandonnée entre la margarine et le pain.

CRIME! Je pense qu'un enfant de maternelle pourrait faire mieux! J'ai une sérieuse job de mère à accomplir je pense! Un peu de maturité que diable, quand est-ce que les quinze printemps vont paraître??? Pour commencer, terminé le plaquage jusqu'à nouvel ordre. Je l'entends déjà hurler... Pourtant tout l'été, elle a laissé vaguer ses longs cheveux! Le party est fini ma grande! Maman est en pleine montée d'hormones ce matin!

Non mais!

Bonne rentrée à tous les petits lutins :)))

ET bon lundi de vacances les mamans hihihi!!

dimanche 26 juillet 2009

L'été qui coule...



...au sens littéral du terme. Les jours coulent et ruisselle la pluie qui emporte les heures maussades, les unes après les autres, en un cortège angoissant. Et si c'était ça le nouveau climat? Si nous avions hérité de la part humide, alors qu'ailleurs bien des choses et des êtres se dessècheront? Tout est pensable, tout est possible, déjà trois ans à ce régime, dont une année record en terme de chute de neige! J'ai bien l'impression que cet été remportera la palme pour la pluie. Déjà août cette fin de semaine et une seule baignade à mon actif. À peine deux ou trois pour les plus courageuses. Aucune récolte du Québec dans les fruiteries, denrées de saison rarissimes et very expensive. Ce n'est pas un été, je proteste. Je sais je suis loin d'être la seule, partout c'est un concert de lamentations, tant du point de vue touristique qu'agricole. Et puis, en temps ordinaire, une semaine de pluie peut foutre le cafard! Que penser de cinq?

Je sais la constatation est gravement improductive, mais je suis si lasse que j'en perd toute inspiration pour ce blog, dans ma vie personnelle également c'est le calme plat, la routine, une continuation de l'hiver, je ne sais! Espérons que de l'écrire m'aura défoulé un peu! Et espérons que cela se termine sous peu!!!

En attendant, demain au programme, pluie encore et encore.

*soupirs*

samedi 27 juin 2009

Une plogue, anyone?




Je cherche des fraises à un prix acceptable! Pas 5$ pour un mini panier, bout'ciarg*!!

Y as-tu un quekun ou une quekune qui a trouvé un bon spot????

Je suis une désespérée des fraises: je les aime fraiches, et du Québec absolument. Biologique, ça c'est le must, mais je me contente de locales facilement... Je cuisine souvent des coulis et en congèle des toutes entières pour les tristes journées d'hiver :)

Mais là je sens que je suis en train de passer à côté de la saison, crime!!!

Ce qu'il y a en épicerie présentement, il me semble que c'est no big deal! :(

Où sont mes fraises? snif

mercredi 17 juin 2009

Chagrins d'amitié - ou la vulnérabilité mal placée



Avez-vous déjà pleuré pour des conflits en amitié?

Moi ça m'arrive à tous les coups, et je commence à en avoir marre.

Je crois que je suis trop investie dans le bien-être de mes ami(e)s. Je prends trop leur devenir à coeur, je suis trop "dedans" comme on dit.

C'est pas normal.

Bon, je ne me retrouve pas souvent en opposition avec un ou une amie. Mais quand ça arrive, ça me déchire et je déteste être si vulnérable. Je laisse venir les gens si près de moi, si près de mon coeur, en oubliant qu'ils ne sont pas de ma famille, et ensuite je ne m'explique pas le manque de loyauté, les oublis de diplomatie, les réactions égoïstes naturelles et propres à la nature humaine. Je ne suis pas parfaite non plus, mais je me donne tellement que j'en attends autant en retour. Et parfois la morsure est douloureuse.

C'est le prix à payer pour ce caractère entier, passionné, qui fait parfois ma marque de commerce. Un caractère que je devrai brider un de ces jours, pour devenir enfin une personne raisonnée, je suppose. Je suis si chevaleresque, facilement habitée de grandes émotions, si romantique dans toutes les sphères de ma vie, au sens psychologique du terme. L'émotivité est souvent mal perçue, mal devinée. On peut me faire mal si facilement. Je pense que je suis une trop grande amoureuse des gens et de la vie en général, si cela se peut d'abuser en ce domaine. Il me faut songer à lever un peu les bouclier, à me protéger.

Je dois m'engager dans une réflexion personnelle sur le sens de l'amitié. Il est parfois aussi difficile de s'y retrouver que dans l'amour car les deux sont si étroitement mêlés. Je perdrai sans doute au change, mais je gagnerai peut-être une paix de l'esprit bien méritée.
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