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vendredi 19 août 2011
Occupée à vivre ma vie!
Oui il y a l'été, la serre, la présence des quatre enfants à la maison, les aléas du quotidien: jouer au taxi, à l'infirmière, à la cuisinière, à la ménagère, à la comptable. Il y a eu aussi la perte de poids avec le zumba, les consultations en ergo pour notre petit Lutin qui semble avoir un petit retard de motricité fine et une sensibilité vestibulaire mais qui pour le reste, se développe au mieux. Il y a la vraie vie, qui m'éloigne du blog, qui m'éloigne du net, la vraie vie qui me laisse chaque soir complètement fourbue, non sans avoir fait bien souvent le tour du quartier à vélo avec les deux plus jeunes, ou un petit tour chez grand-maman.
Je reviendrai plus tard. Dans quelques jours, dans quelques semaines? Qui sait?
Bonne fin d'été tout le monde!
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samedi 30 avril 2011
Les enfants se suivent mais ne se ressemblent pas...
Le bonheur pour Jolie Sportive:

Le bonheur pour ma Petite Fleur:

Il faut de tout pour faire un monde :o)
Cette diversité me réchauffe le coeur *lol*
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jeudi 16 décembre 2010
Gingerbreads - Biscuits Pain d'épice

La semaine dernière, nous avons eu notre soirée décoration de bonhommes en pain d'épice. Ça sentait bon dans la maison! Tout avait été préparé dans l'après-midi et je me suis mise à la cuisson tout de suite après le souper. C'est moi qui ai pris le tour après un ou deux essais les années précédentes, ou la recette que j'ai choisie se prêtait merveilleusement à la chose, toujours est-il que les biscuits étaient sublimes! Pâte facile à manipuler, biscuits faciles à cuire et démouler, goût extra!
La recette vient de ce site: La cuisine en Fête de Sakya. Et voici la recette ici (cliquez sur le lien).
La recette vient de ce site: La cuisine en Fête de Sakya. Et voici la recette ici (cliquez sur le lien).

La nouveauté cette année: Petite Fleur a pu réaliser le sien, comme en témoigne les photo ci-haut et bas.

Bien du plaisir pour pas cher, encore une fois ;o) Et le plaisir n'a pas d'âge...
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mercredi 15 décembre 2010
Petits ratoureux!

La ruse de bébé.
Ce matin, j'ouvre les yeux sur un lever du jour encore teinté de la pénombre de la nuit. C'est mon Loulou qui me réveille, réclamant suce et couverture. Il est tout près de moi, dans sa couchette. Nous partageons encore la même chambre, lui et nous, sans encombres. Heureusement car diverses circonstances nous empêchent de lui faire un petit coin bien à lui. Et ça me rassure de le savoir tout près. Depuis que je conscientise qu'il est le p'tit dernier, j'ai la fibre de la mère poule qui s'exprime à la puissance quatre. Il n'est pas bien vieux mon petit Lutin! Agé de neuf mois et demi, et bien que costaud, il est de plus légèrement paresseux côté moteur. Un belle petite boule blonde. Mais les cornes poussent derrière la chevelure angélique...
Il était plus tard que je ne le croyais lors de ce réveil. Pour Loulou, la nuit était terminée, à sept heures passées! S'avisant que je lui redonnais sa suce, et lui réclamait au moyen du mot dodo un petit répit supplémentaire, il ne tarda pas à élaborer une stratégie. Bien emmitoufflée de nouveau dans mes couvertures chaudes, je vis alors mon bébé se redresser sur son coude, prendre sa suce et la jeter par terre! Ah-Ah! Pris sur le fait, mon petit ratoureux! Il se laissa retomber sur le dos et poussa une plainte sans équivoque du style: "à l'aide" ;o) Mouais... c'était foutu pour le répit: monsieur désirait se lever immédiatement! Ce n'était donc pas des accidents, toutes ces suces par terre au moment de la sieste! Pas bête du tout! Tssss...
Le raisonnement de Petite Fleur.
Je suis à table en sa compagnie, lors de nos diners quotidiens entre filles. Elle refuse le repas préparé, et il n'est pas question que j'en fasse un autre, davantage à son goût O_o ! Un peu excédée, je lui déclare que le Père Noël la regarde (de fait, je la fixe avec applomb, ce qui me permet de déculpabiliser un brin *lol*) et qu'il aimerait qu'elle soit plus gentille et qu'elle mange bien.
-"N'est-ce pas, Père Noël?" déclarai-je en levant les yeux au ciel comme pour m'adresser à dieu (pffft).
Petite Fleur s'empressa alors de suivre mon regard et de déclarer à cette "présence invisible":
-"Père Noël, il faut que, il faut que... " bégayait-elle dans un immense effort pour structurer sa pensée.
J'attendais, curieuse, la tirade finale.
- "Il faut hein que maman aussi elle soit gentille hein?!"
Pouahahahahahaha! Gentille au point d'avancer tout de suite le dessert sans obliger quelques bouchées de macaronis, je suppose?
Petite ratoureuse!
C'est pas parce qu'ils sont très jeunes que leur regard sur le monde ne s'aiguise pas continuellement, n'est-ce pas? ;-)
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jeudi 2 décembre 2010
La magie des Fêtes
Quelles sont les petites choses qui font que l'ambiance des Fêtes prends son envol dans votre chaumière?
Ici, je sens au fond de moi qu'elle vient de s'installer.
Pourtant, contrairement aux années précédentes, je n'ai étrangement pas le goût de me plonger dans la foule pour m'adonner à la consommation effrénée. De plus, nous n'avons plus de sapin: celui dont j'étais si fière d'avoir fait l'achat, je l'ai retourné. Il était constitué de polyéthylène (normal pour tous les sapins) et de PVC. Ce dernier matériau me pue au nez dans tous les sens du terme. Non seulement il émet une odeur persistante de caoutchouc brûlé absolument dégoûtante et bien peu propice à une atmosphère de Noël, mais il est très peu écologique. Et comme je suis une grano finie... l'idée seule m'était insupportable.
La maison n'est donc pas encore aux couleurs de la saison, mais la magie fait son chemin.
D'abord je me suis remise à cuisiner les desserts de façon compulsive. Une recette par soir, pour régaler ma clientèle plus que consentante. J'ai également commencé à stocker: farine, gruau, sucre, cassonade, etc. Ici nous faisons nos douceurs, la plupart du temps. Et les vacances de Noël sont un moment de prédilection pour toutes sortes de gâteries traditionnelles. Les enfants préfèrent vraiment le goût de ce qui est fait maison, sauf pour les grands nom de la dent sucrée comme Ferrero Rocher, par exemple. Il nous fut également un Pannetone, ce dessert italien à l'orange, ou alors la journée du 25 n'aura pas la même saveur. J'ai une dinde dans mon congélateur, mais je compte bien en acheter deux autres. C'est un excellent dépanneur économique. De toute façon deux seront consommées déjà pendant les festivités.
Le traditionnel achat d'un jeu de société est également l'une des choses qui nous font sentir que les vacances approchent. Cette année, Petit mari voulait Mastermind. C'est fait. Néanmoins, je recherche encore un jeu plus festif. Si vous avez des suggestions, j'aimerais les entendre! Merci!
Petite Fleur écoute des films de Noël en boucle. Ça aussi, c'est signe! L'ennui c'est qu'elle veut continuer de les écouter ... en janvier. Pas question! Mais pour l'instant, ça passe encore *lol*
Petit mari commence à compter les jours qui restent avant son arrêt de travail saisonnier. Disons que ça le rend heureux! Pour se sentir vraiment en relâche, nous irons lui acheter du brandy pour qu'il puisse aromatiser ses cafés avec la visite! Peut-être un petit porto aussi!
Les enfants portent des bas de Noël. J'adore acheter des bas thématiques. C'est une drôle de maladie pas pratique! Il faut porter les bas d'Halloween à Pâques quand il ne reste plus rien d'autre au tiroir. ;o)
Les téléromans sont suspendus pour la période des Fêtes, ce qui nous permet de découvrir autre chose, télévisuellement, ou encore de faire autre chose, carrément! Comme une partie de Mastermind!
Voilà quelques indices que la magie de Noël est sur le point de s'emparer de notre famille.
Et vous, quelles sont vos traditions particulières?
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lundi 22 novembre 2010
J'ai changé
On change tous, heureusement parfois.
Il y a quelques années, je voulais fuir à Tombouctou. Je me disais que j'avais été gratifiée de la famille (élargie) la plus inintéressante et la moins apte à me comprendre au monde! Et que dire de la belle-famille? J'ai changé. Je m'assume mieux, et j'accueille aussi davantage.
Il m'arrivait de porter certains jugements très durs envers des membres de ma famille devant les enfants, ternissant du même coup le regard qu'elles portaient sur ces personnes. J'aurais dû savoir qu'on ne doit pas éteindre l'affection de nature filiale qui ne demande qu'à exister tout naturellement, pour des raisons d'orgueil ou de perception personnelle. Je trime encore durement pour réparer ce biais introduit par ma faute dans la tête des filles. J'y arrive presque, oui. Aujourd'hui je fais attention. Je leur présente le côté positif d'abord. J'essaie de les laisser à leurs propres idées, qu'elles sauront étoffer par la suite de leurs expériences. À moins bien entendu que la personne en tant que tel pose un danger ou un problème!
Les gens ne sont pas ce que nous pensons qu'ils devraient être. Ils ont leurs propres motivations, leurs propres névroses aussi. Et à la base, l'intention est rarement de blesser, même si au passage, on se retrouve égratigné ou lésé. Il faut accueillir la différence, et à la fois respecter ses propres limites. Équilibre souhaitable.
Il y eu la froideur et la maladresse parentale, les histoires de drogue et de belle-soeur, les parrains absents, les marraines distantes, les grands-mères indignes. Ajouté à cela tous mes écarts personnels, mes mots durs ou mes actes impulsifs. Autant de fresques et de frasques aux couleurs humaines. Autant de liens malmenés mais en même temps indissolubles. Et le temps qui passe dérobe la saveur des choses, de la bonne manière, afin d'en doser le tanin, le fiel, et l'amertume. Tout ce beau monde chemine, aussi, et nous arrivons à nous surprendre agréablement au fil des ans.
Aujourd'hui, je fais davantage de la place aux rapports familiaux. J'enseigne mieux à mes enfants le caractère précieux et unique de la famille depuis que je leur parle de cette importance que nous avons les uns pour les autres, valable également pour les tantes, les oncles et les grands-parents qui se montrent parfois indignes de cet épithète de par leurs longs silences.
Aujourd'hui je me suis rapprochée de ma mère, et nous nous parlons sans nous écorcher. Je sens de la tendresse chez mon père, là où elle a probablement toujours été. Je pardonne à la famille de mon Homme de ne pas partager notre rêve de famille nombreuse intégralement. Après tout, ils n'ont pas eu la chance d'être aussi près de nous qu'ils l'auraient vraisemblablement souhaité.
J'essaie aussi d'accueillir chaque conflit en l'enveloppant d'une aura de bonne volonté. À moins d'une offense majeure ou d'une relation destructrice, aucun lien ne mérite d'être définitivement rompu. Le mal qu'une telle coupure engendre est grand, surtout quand l'orgueil y est mêlé. Et l'affrontement perdant son sens au fil des ans, il arrive que le mutisme se maintienne sans raison. Un pan de l'histoire familiale se déchire alors. Parfois un tout petit pan, mais parfois aussi un grand trou.
Avant j'étais pour la ligne dure. J'ai changé.
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mardi 12 octobre 2010
Randonnées automnales
C'est le temps de mettre un manteau plus chaud et de parer les petits mousses pour aller prendre l'air dans les sous-bois et les parcs de votre région!
Un coup de coeur et un coup de gueule en cette belle fin de semaine de l'Action de grâce:
Coup de Coeur: L'Ile-des-Moulins, vieux Terrebonne!
Un superbe endroit! D'un côté les terrasses et petits cafés pour les branchés. De l'autre, une ile au milieu de la rivière et une gigantesque digue permettant d'y accéder au moyen d'un pont érigé sur le dessus de ces forts courants d'eau très impressionnants. Des arbres immenses, un étang rempli de bernaches et de canards, le tout dans un décor absolument fascinant, parsemé de bâtiments historiques en pierre. On y est grisé par la force de l'eau, la beauté des grands saules épanchés, des sculptures incongrues mais agréables à l'oeil curieux. Du grand héron aux pigeons, la faune ailée y est exubérante. Petite Fleur y a nourri les canards à ses pieds!

Il y a de la place, on en fait pas le tour en deux heures si on emprunte tous les sentiers. Pour les enfants, une aire de jeux et des toilettes publiques. La cerise sur le sunday: tout est gratuit!
Coup de Masse: Le Bois-de-Belle-Rivière, à Mirabel.
J'ai aimé cet endroit par le passé mais mon passage de ce week end m'aura fait déchanté. D'abord c'est cher: 5$ par adulte et 2$ par enfant de 6 à 16 ans cette fin de semaine en raison d'une animation médiévale. En autre temps, c'est 4$ adulte et 1$ enfant, et 1$ pour le chien O_o. Si j'amène toute ma famille, c'est 11$, et l'an prochain 14$ (Ado aura 17 ans)! C'est dispendieux pour des sentiers pédestres!
Beaucoup de kilomètres de sentiers sont parsemés de caca de chevaux, il faut faire attention aux petites bottes insouciantes!
Le parc n'offre que peu d'accomodations aux familles, du moins la "cabane" principale, seule disponible hors saison chaude. Je devais faire réchauffer le biberon de mon petit Lutin et l'on voulait me vendre un verre, que je désirais emplir d'eau chaude dans les salles de bain, le prix d'une consommation soit environ deux dollars. Habituellement j'amène le mien, mais j'étais partie un peu vite, cette fois! Les sous, je ne les avait pas, bébé n'a pas pu boire. Je venais de débourser 12$ pour entrer sur le site et on a pas pu me fournir un contenant. Habituellement j'amène le mien, mais j'étais partie un peu vite, cette fois! L'employée était extraordinairement discourtoise, de plus.
Bref: beau parc, mais ne figurera plus parmi mes endroits de prédilection :)
Voilà!
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dimanche 10 octobre 2010
Un billet d'automne

Eh oui!
Sans qu'on ne le réalise vraiment, on y vient. On se retrouve à sortir le gros bac de mitaines et de tuques, avec le souci de bien s'assurer que chacun retrouve de quoi se tenir chaud au départ matinal, souvent près du point de congélation.
On se retrouve à cuisiner pour voir le fond du gros sac de pommes cueillies alors que le soleil arrivait encore à nous donner des sueurs sous nos manteaux légers.
On se retrouve à avoir les pieds comme des blocs de glace quand on oublie les pantouffles! Une certaine humidité affligeant nos demeures récemment refermées sur elles-mêmes, la moindre nuit fraîche donne une impression de froid à l'intérieur, inexplicablement, malgré le thermomètre digital. J'ai toujours été intriguée de ce fait: malgré la température plutôt stable d'une maison, on sait lorsque c'est l'hiver ou l'été, on le ressent corporellement. La saison froide amène une perception différente de l'intérieur, les planchers ne sont plus tièdes, les fenêtres s'embuent légèrement et un petit courant d'air le long de celles-ci nous amène un frisson, etc.
On se retrouve à contempler la pluie de feuille battues par la brise, alors que nous les avons à peine vues rougir, occupés que nous étions.
Les effluves des plats préparés embaument tous les jours la cuisine, chose si rare durant les derniers mois.
On se retrouve à moucher des nez et soigner des toux, inévitablement, alors que tout le monde pétait le feu il n'y a pas si longtemps!
On se retrouve à planifier étroitement nos journées d'activités extérieures pour ne pas se faire surprendre par le crépuscule.
On se retrouve très tôt devant la télévision, les jeux calmes au salon ou les causeries autour de l'ilot de cuisine, la vie de famille se resserrant autour des sources de lumières, et surtout autour des êtres vivants.
Voilà, la transition s'est opérée timidement d'abord, puis drastiquement au cours des jours précédents. L'Action de Grace est le coup de grâce aux derniers relents de l'été. Impossible de reculer: la neige est devant nous, et pas si loin.
Bon, essayons de profiter du meilleur! C'est dit! ;-)
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vendredi 8 octobre 2010
Si désorganisée, parfois! ;-)
Avec l'âge, et le nombre d'enfants aidant, j'ai développé un arsenal de stratégies pour sauver du temps, des stratégies le plus souvent paresseuses. Cela fait de moi, à mon grand dam, une personne parfois très désorganisée, mais toujours je parviens à mes fins. M'enfin, la chance a toujours été dans mon camp jusqu'à maintenant, mais cela a failli changer hier.
Chaque matin depuis notre déménagement, je dois reconduire Jolie Sportive à l'école. Lors de notre précédent déménagement, elle avait été inscrite dans la localité voisine à un programme de son choix, il était donc impensable de modifier cela. Je le fais de bonne grâce car j'ai à coeur sa réussite et sa motivation, surtout. Dès le départ, un plan de match du moindre effort a été établi: Grande Ado assure la garde des deux plus jeunes souvent encore endormis tandis que je fais le trajet, m'assurant d'être de retour quinze minutes plus tard, moment où elle peut quitter pour attraper son autobus.
Hier matin, je fais comme à l'habitude. Levée tardivement (7:30), j'enfile un bas de pyjama (trop paresseuse pour m'habiller), encore sur le radar je saisis mes clés en laissant là ma bourse, je laisse à Grande Ado le bébé en me disant qu'il mangera au retour puisque son humeur le permet. Il pleut des cordes mais la radio joue à tue-tête, un bon début de journée quoi! Une légère envie me tenaille le bas du ventre mais je peux bien me retenir pour une dizaine de minutes!
Arrivée au bout de la rue, j'applique les freins sèchement. Partout où se pose mon regard, les voitures sont en file, en montant comme en descendant, d'est en ouest. Prise dans cet engrenage, moi et mon envie de pipi prenons notre place dans le traffic non sans inquiétude. Un bref coup d'oeil à l'horloge numérique nous informe que Jolie Sportive ne pourra être à temps. Comment faire demi-tour? Il faut aller beaucoup plus loin, dépasser la bretelle complètement congestionnée. Au dessus du viaduc, nous pouvons apercevoir l'étendue de notre misère: la route est un véritable stationnement. Je n'en connais pas la raison; il semble que les gens sont plus prudents en raison de la pluie mais aucun accident en vue.
Tout à coup, j'avise ma jauge d'essence: vide, vide, vide! C'est vrai: je devais faire le plein hier, oups! Pas question d'aller plus loin! Mais j'habite une ville sans station service. S'il n'y avait eu la circulation lourde, je me serais rendue sans encombres à un poste d'essence sur le chemin de l'école. Chose impossible pour l'heure. Tout en réfléchissant à la façon la plus rapide de remédier à ce nouveau problème, je tends la main vers le bas à la recherche de ma sacoche, qui on s'en rappelle, est demeurée sur le banc de l'entrée. Évidement, elle brille par son absence! Me voilà dans le traffic, en pyjama, sans argent, par une température de fou, avec à la maison un bébé qui aura bientôt faim, sans téléphone, sans ressources pour ainsi dire! Il faut absolument faire demi-tour! L'heure avance et Grande Ado ratera son autobus! Tout en rebroussant chemin, j'arrache mentalement chacun de mes cheveux bouclés en y laissant un peu de ma santé mentale. Comment puis-je risquer de me mettre aussi profondément dans le pétrin???? Une adolescente n'aurait pas fait mieux!
J'ai mis quinze minutes à redescendre la côte et rentrer à la maison avec Jolie Sportive. L'auto consommait ses dernières gouttes d'essence, peut-être même les dernières vapeurs! Grande Ado a attrapé son autobus de justesse.
Qu'ai-je fait aujourd'hui? Je suis encore partie sans ressources (avec de l'essence tout de même)! Ce matin, tout était normal, mais j'ai quand même eu une seconde de découragement à me regarder aller... Ah! Je suis parcontre allée aux toilettes avant de partir! Si,si,si!
À votre avis, à trente cinq ans passées, on se dompte un jour d'être désorganisée?
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mardi 5 octobre 2010
Le cadeau choisi avec affection
Cette fin de semaine dernière, c'était l'anniversaire de Petite Fleur. Pour l'occasion, nous avions invité ma petite soeur de coeur et également ce couple d'ami dont j'ai déjà parlé. Les deux familles ont chacune trois enfants pour jouer avec notre fille, ce qui est bien souvent le plus beau des cadeaux! Les grands-parents étaient également présents. C'était une toute petite fête, sans prétention.
Au moment d'offrir les cadeaux, Ami s'approche, hilare, avec un drôle de paquet cylindrique. Il commence son discours avec un léger air goguenard, les yeux soigneusement baissés pour camoufler son envie de rire.
-"Pour faire le meilleur choix de cadeau possible, nous nous sommes interrogés, moi et Amie, sur ce qu'il ne fallait PAS offrir pour faire plaisir aux PARENTS!! Tu sais, quelque chose qui fait "ben d'la cochonnerie..."
À la blague, je cantonne: "De la pate à modeler à 36 couleurs!!!!"
Je vous laisse deviner ce que c'était, finalement... ;-)

Pari réussi, très chers... amis! Bien des petits morceaux éparpillés sous la table, mais aussi bien du plaisir! Un pareil gros baril, c'est bien difficile à ranger! Elle demande pour en faire au moins trois fois par jour puisqu'il traine à sa portée! Ahhh, je vous attends dans le détour *rires machiavéliques insérés ici*. Des idées quelqu'un? Ses deux plus jeunes ont 11 et 15 ans.
;o)
Au moment d'offrir les cadeaux, Ami s'approche, hilare, avec un drôle de paquet cylindrique. Il commence son discours avec un léger air goguenard, les yeux soigneusement baissés pour camoufler son envie de rire.
-"Pour faire le meilleur choix de cadeau possible, nous nous sommes interrogés, moi et Amie, sur ce qu'il ne fallait PAS offrir pour faire plaisir aux PARENTS!! Tu sais, quelque chose qui fait "ben d'la cochonnerie..."
À la blague, je cantonne: "De la pate à modeler à 36 couleurs!!!!"
Je vous laisse deviner ce que c'était, finalement... ;-)

Pari réussi, très chers... amis! Bien des petits morceaux éparpillés sous la table, mais aussi bien du plaisir! Un pareil gros baril, c'est bien difficile à ranger! Elle demande pour en faire au moins trois fois par jour puisqu'il traine à sa portée! Ahhh, je vous attends dans le détour *rires machiavéliques insérés ici*. Des idées quelqu'un? Ses deux plus jeunes ont 11 et 15 ans.
;o)
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jeudi 30 septembre 2010
Bricoles et complicité
Quel déluge mes amis! Nous sommes sortis ce soir et l'eau ruisselait en une crue soudaine, dégringolant des gouttières débordées, dévalant les espaces de stationnement en pente. Une averse chaude, continue, presque printanière. De quoi faire oublier que d'ici quelques semaines, une pareille chute d'eau résultera en une tempête où on ne verra ni ciel ni terre!
Depuis que j'ai parlé de Petite Fleur et de son désoeuvrement, j'ai eu envie d'instaurer un début de routine de service de garde ici-même à la maison. Malgré bébé et toute l'attention qu'il réclame, je me fais un point d'honneur à étaler chaque matin sur la table tout le matériel de bricolage que j'ai amassé, afin d'écouler une ou deux heures créatives en sa compagnie. Ce matin nous avons commencé le mur des célébrités. Chaque réalisation remarquable de par son application trouve sa place sur le fameux mur de notre cuisine. Ce matin, elle voulait dessiner une lettre, le H. En rentrant à la maison, Grande Ado s'est exclamée bruyamment devant le travail accompli, et dûment exposé: une feuille complète de beaux H bien formés. Que de fierté dans le visage de Petite Fleur.
Puisque je l'ai à "ma main" comme on dit, j'en profite pour lui enseigner quelques routines comme le fait de ranger ses jouets, de terminer une chose avant d'en commencer une autre, etc. Ses soeurs étant absentes, les sources de distractions sont moins nombreuses et la volonté de plaire à maman plus évidente. Je capte alors davantage son attention exclusive. Et son affection aussi. Je réalise qu'elle avait besoin de se rapprocher de moi. L'arrivée du bébé, le déménagement, tout cela l'avait transformée en tornade. Je la sens plus réceptive déjà, depuis que les grandes sont retournées en classe et papa au travail. Nous retrouvons une complicité que nous avions perdue depuis des lunes. J'avais senti une déchirure, elle s'était détachée de mon giron, je la sentais un peu à la dérive. C'est certainement l'âge aussi: trois ans cette semaine! C'est un age où la tempête se calme, on le dit.
Il est vrai que pour un enfant, rien n'a plus de valeur que le temps passé avec son parent. Nul cadeau ni privilège ne peut se substituer au temps de qualité.
Depuis que j'ai parlé de Petite Fleur et de son désoeuvrement, j'ai eu envie d'instaurer un début de routine de service de garde ici-même à la maison. Malgré bébé et toute l'attention qu'il réclame, je me fais un point d'honneur à étaler chaque matin sur la table tout le matériel de bricolage que j'ai amassé, afin d'écouler une ou deux heures créatives en sa compagnie. Ce matin nous avons commencé le mur des célébrités. Chaque réalisation remarquable de par son application trouve sa place sur le fameux mur de notre cuisine. Ce matin, elle voulait dessiner une lettre, le H. En rentrant à la maison, Grande Ado s'est exclamée bruyamment devant le travail accompli, et dûment exposé: une feuille complète de beaux H bien formés. Que de fierté dans le visage de Petite Fleur.
Puisque je l'ai à "ma main" comme on dit, j'en profite pour lui enseigner quelques routines comme le fait de ranger ses jouets, de terminer une chose avant d'en commencer une autre, etc. Ses soeurs étant absentes, les sources de distractions sont moins nombreuses et la volonté de plaire à maman plus évidente. Je capte alors davantage son attention exclusive. Et son affection aussi. Je réalise qu'elle avait besoin de se rapprocher de moi. L'arrivée du bébé, le déménagement, tout cela l'avait transformée en tornade. Je la sens plus réceptive déjà, depuis que les grandes sont retournées en classe et papa au travail. Nous retrouvons une complicité que nous avions perdue depuis des lunes. J'avais senti une déchirure, elle s'était détachée de mon giron, je la sentais un peu à la dérive. C'est certainement l'âge aussi: trois ans cette semaine! C'est un age où la tempête se calme, on le dit.
Il est vrai que pour un enfant, rien n'a plus de valeur que le temps passé avec son parent. Nul cadeau ni privilège ne peut se substituer au temps de qualité.
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mardi 28 septembre 2010
Pour son bonheur

Pendant que je commence la rédaction de ce billet, Petite Fleur me fait un gentil calin, sur mes genoux, me réduisant à une seule main pour taper au clavier. Il faut bien saisir les minutes quand elles se présentent! Elle aperçoit cette photo d'elle en train de cueillir une grosse pomme rouge, sur les épaules de son père. Aussitôt fébrile, elle sautille et se met à raconter précipitamment combien elle aimerait en cueillir encore. Cette petite n'a jamais assez de rien. C'est une passionnée qui mord dans la vie chaque fois que c'est possible. Une petite fouilleuse, une petite danseuse, une ratoureuse.
Je me suis mise en tête de lui trouver un service de garde à temps très partiel, quelque chose comme deux jours par semaines, car elle a très envie de jouer avec des petits amis, mais ceux que nous connaissons vont tous dans des services de garde pendant la semaine. C'est triste un peu de la voir demander pour jouer avec ses pairs. Je peux lui apporter beaucoup. Mais j'ai mes limites. Son petit frère est encore trop petit pour s'amuser, et elle est dans la période où les jeux se font coopératifs, comme par exemple ceux où les enfants se choisissent des rôles. Les grandes soeurs sont bien occupées avec l'école qui est recommencée. Et moi, je ne suis plus une princesse ou un chevalier.
Pour l'instant, j'ai considéré quelques options qui paraissaient intéressantes, mais quelque chose ne collait pas, toujours. Je suis difficile: je désire un beau milieu de garde. Je n'aime pas les sous-sols, ils m'angoissent. Idéalement, j'aurais souhaité un CPE mais l'option temps partiel n'est pas privilégiée dans ces service.
Peut-être aussi que mon coeur résiste. On verra bien ;o)
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mardi 21 septembre 2010
Chaque septembre ...
... nous ramène:
- Depuis trois ans, la même semaine (billet du 16 septembre 2008, du 14 septembre 2009, et billet de la semaine passée qui aurait pu être pondu), UN GROS RHUME qui nous accable à tour de rôle! Surprenant comme les microbes sont cycliques!
- Le constat que l'été fut trop court, qu'on en a pas suffisamment profité, qu'il a fait trop froid, trop chaud ou encore trop de pluie! Ça a l'air que l'automne nous surprend toujours de la même façon, et qu'on est jamais contents! ;o)
- Le goût de la soupe au pois! L'Homme est arrivé avec ce projet en fin de semaine dernière et s'est empressé de le mettre à exécution! Même chose... l'an dernier! O_o
- La crise de stress de grande Ado, vague d'émotions associées au retour en classe que toute la famille doit absorber sans faillir. Elle est faite comme ça, ma grande!
- Le grand truc des pommes: cueillette, compotes et tartes! Si je ne me dépêche pas de mettre le verger à l'agenda, c'est lui qui me mettra aux oubliettes!
- La panique des pantouffles et des jetés sur le divan: tout le monde veut les siens/siennes!
- Le retour des téléromans, pour lequels nous avons un attrait certain, du moins quelques-uns d'entre eux.
- La cuisine maison pour réchauffer l'atmosphère, particulièrement les journées de pluie: sauces spagg, cipailles et ragouts!
En retournant dans mes archives de blog, j'ai bien constaté que nous vivons chaque année une rentrée qui rassemble en gros tous ces thèmes. Bon, l'homme est un être routinier, et avec de jeunes bébés, quoi de plus confortable! Mais j'ai tout de même été étonnée de la régularité au jour près, en ce qui concerne notamment la soupe aux pois et le rhume ;o)
Ah! Le cycle de la vie!
- Depuis trois ans, la même semaine (billet du 16 septembre 2008, du 14 septembre 2009, et billet de la semaine passée qui aurait pu être pondu), UN GROS RHUME qui nous accable à tour de rôle! Surprenant comme les microbes sont cycliques!
- Le constat que l'été fut trop court, qu'on en a pas suffisamment profité, qu'il a fait trop froid, trop chaud ou encore trop de pluie! Ça a l'air que l'automne nous surprend toujours de la même façon, et qu'on est jamais contents! ;o)
- Le goût de la soupe au pois! L'Homme est arrivé avec ce projet en fin de semaine dernière et s'est empressé de le mettre à exécution! Même chose... l'an dernier! O_o
- La crise de stress de grande Ado, vague d'émotions associées au retour en classe que toute la famille doit absorber sans faillir. Elle est faite comme ça, ma grande!
- Le grand truc des pommes: cueillette, compotes et tartes! Si je ne me dépêche pas de mettre le verger à l'agenda, c'est lui qui me mettra aux oubliettes!
- La panique des pantouffles et des jetés sur le divan: tout le monde veut les siens/siennes!
- Le retour des téléromans, pour lequels nous avons un attrait certain, du moins quelques-uns d'entre eux.
- La cuisine maison pour réchauffer l'atmosphère, particulièrement les journées de pluie: sauces spagg, cipailles et ragouts!
En retournant dans mes archives de blog, j'ai bien constaté que nous vivons chaque année une rentrée qui rassemble en gros tous ces thèmes. Bon, l'homme est un être routinier, et avec de jeunes bébés, quoi de plus confortable! Mais j'ai tout de même été étonnée de la régularité au jour près, en ce qui concerne notamment la soupe aux pois et le rhume ;o)
Ah! Le cycle de la vie!
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jeudi 2 septembre 2010
Autre lieux, autre moeurs! Les dernières nouvelles.
Le changement est souvent bénéfique à mes enfants. Plusieurs pourraient penser que le déracinement soit invariablement nocif. Il est vrai que l'instabilité, même quand elle se manifeste aux quatre ans, prive de certains aspects de la vie, comme par exemple les amis de longue date. Pourtant, les deux plus grandes sont à peine rentrées en classe qu'elles sont déjà intégrées et bien souriantes. Dès le premier jour, elles ont été invitées à rejoindre des groupes, questionnées avidement et accueillies chaudement. On aura beau dire que les nouveaux/nouvelles sont rejets chez les jeunes, moi je ne le croirai pas car je ne l'ai jamais constaté.
Mes filles ont développé une confiance en elle qui frise l'arrogance. Bien qu'un peu réticentes devant la transition, elles en arrivent à sauter à pieds joints dans l'aventure, ouvertes à toutes possibilités. Je crois qu'elles ont mis au point une attitude leur permettant de se mettre en valeur tout en valorisant les autres tout à la fois, saisissant chaque contact humain comme une opportunité de bien faire figure et de maximiser les chances de tisser des liens. Personnellement, je suis assez fière de ces traits de caractère: elles ne craindront pas de se mouiller, de tenter des expériences, de sortir de leur zone de confort.
Elles ne craignent pas les nouveaux professeurs, les nouvelles habitudes, etc. Elles voient souvent le bon côté des choses au lieu de considérer inutilement ce qu'elles ont perdu. Par exemple, le code vestimentaire est beaucoup plus souple ici dans la couronne nord qu'il ne l'était à Québec, ce qui fait la joie des demoiselles qui ne se privent pas de camisoles à bretelles fines et de mini-shorts, en particulier par cette chaleur. Jolie Sportive a même le droit de manger en classe quand elle le désire! De plus, la distance oblige la période du midi à l'école, ce qui la ravit évidemment. Par le passé, j'allais la chercher car nous étions tout près, ce qui la privait, pour des raisons économiques, de moments de jeux avec les copines. Bref, les nouvelles écoles sont le nirvana! L'été qui s'étire également. L'amour aussi.
Pour ma part, je n'ai pas vu l'été passer, entre mes tâches de mère d'une tribu et toutes les visites à cette famille et aux amis que j'ai retrouvés et qui ont à nouveau rempli ma vie presque à son comble. Les mois se sont succédés au fil des journées de travail de Grande Ado ainsi que ses rendez-vous amoureux. Notre vie de famille tournait beaucoup autour de ses allées et venues, qu'il fallait orchestrer et encadrer. Depuis notre arrivée, elle a acquis beaucoup de liberté avec l'entrée en scène du garçon de 19 ans qui occupe toutes ses pensées. Voilà une nouvelle adaptation, et ce pour tous. Qui disait: grands enfants grands problèmes? Je n'emploierais pas exactement le mot problème, mais il est faux de penser qu'en vieillissant, nos enfants nous déchargent de bien des responsabilités et soucis. Disons simplement qu'avant 18 ans, et même davantage, il ne faut pas trop y compter ;o) Il faut encore ménager une place pour leur intimité, assurer leurs déplacements, se coucher plus tard pour permettre une période de sortie plus longue, etc.
Bref: tout ce beau monde doit maintenant entrer dans un cadre, et ça ne sera pas déplaisant pour autant.
Et maman a hâte de retourner à ses fourneaux! Je fais le marché au jour le jour puisque nous devons sous peu redéménager dans une maison louée, mais pour plus longtemps. Quand mes pénates seront enfin déposées, je réintègrerai aussi ma routine. D'ailleurs, je ne peux résister à cuisiner une bonne sauce spagg malgré la canicule, cet après-midi. Faut le faire! *lol*
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mercredi 1 septembre 2010
La rentrée
Scolaire, certes! Mais bloguesque également! Je recommence à avoir le goût de partager, en espérant qu'il reste encore ici quelques esprits désireux de me lire! ;o) L'été est un véritable tourbillon dont on se sort toujours un peu fatigués mais aussi bien désireux de retrouver cette routine qui nous pesait si fort, en juin. Le blog fait partie de cette routine. On le sait, l'été, la sphère est beaucoup plus tranquille.
Et puis, comme il fera bon de retrouver des heures de dodo convenables! Comme ce sera bien de recommencer à planifier un peu: le budget, le menu, les fins de semaines! Acouna matata c'est bien, mais lassant à la fin. C'est l'équilibre le secret du bonheur, dans la vie.
Je reviens demain matin! Pour l'heure, je déborde encore sur de précieuses heures de sommeil que j'ai eu la fâcheuse tendance à hypothéquer à répétition toute la durée de l'été...
Bonne rentrée à tous et toutes!
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jeudi 3 juin 2010
Parents en liberté
Deux de moins, pour faire écho à Grande Dame, cette semaine.
Grande Ado a quitté la ville pour trois jours, en formation pour un futur emploi. Et Jolie Sportive avait classe verte ce lundi et mardi, découchant pour la nuit.
Tout ce beau monde casé, nous nous sommes retrouvés avec les deux derniers, libres comme un jeune couple d'aller et venir, de visiter ou de magasiner.
Nous sommes tout d'abord rentrés souper à la maison, tout de suite après avoir laissé Grande Ado à la gare d'autobus voyageur. Car bien sûr, nous avions écarté le resto avec la deux ans qui, nous en étions certains, n'en aurait pas la patience. Qu'à cela ne tienne, nous trouverions bien une autre occupation plus adaptée à la maison. Un bon film? Un gros calin dans les couvertures aussitôt les jeunes têtes sur l'oreiller?
Attablés avec les enfants, nous écoutions les bruits de la maison, nouveaux à nos oreilles tant nous n'avons pas l'occasion de les percevoir très souvent. Le silence nous a paru bien lourd, notre syndicaliste préférée n'y étant pas pour revendiquer quelques droits brimés. Pas non plus de discussion corsée entre les deux soeurs, de celles qui nous exaspèrent tant habituellement. Pas de Jolie Sportive pour nous raconter tous les potins de sa classe.
Et bien, qu'avons-nous fait de cette "liberté"? Avons-nous fait les fous? O_o
Nous sommes partis après le souper au PARC, faire glisser Petite Fleur jusqu'à la tombée de la nuit *lol*.
Il faut croire qu'on est pas si inconfortables dans notre p'tite vie *soupirs*
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Famille nombreuse,
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mardi 25 mai 2010
C'est qui la dinde...
...qui fait des muffins à 40 humidex? Quand le budget parle, je vous jure que je n'ai d'autre choix que de l'écouter, même par temps CHAUD *lol* Repas froid ce soir, salade de pois chiches! Pas question de faire fonctionner le four une seconde fois!!!
Notre petit Lutin nous a fait une roséole cette fin de semaine. Fièvre dans cette chaleur, suivi d'une remontée spectaculaire au bout de deux petites journées de malaise, puis irruption de plaques marbrées sur le corps, de façon subite et disparues quelques heures plus tard. Petite Fleur a fait pareil vers huit mois de vie, ce me semble. J'étais diablement inquiète pour mon mini de trois mois à peine. Contrôler une fièvre par ce climat n'est pas de tout repos! De plus, aucun autre moyen de savoir s'il fait de la température que le thermomètre rectal, ce qui est plus prudent de toute façon vu le jeune age, car bébé a toujours chaud, donc est toujours rougeaud. Il va bien aujourd'hui. C'est passé!
Nous avons clanché la fête des deux grandes par ce long week-end. L'une le jeudi, l'autre le dimanche. C'est fait: elles ont maintenant seize et onze ans. Vraiment plus des bébés! Reste à dépenser tous ces billets maintenant! L'une se montre plutôt économe, l'autre veut un DSI (console portative fabriquée par Nintendo paraît-il).
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mercredi 19 mai 2010
Sweet Sixteen

Un age tendre, bien tendre pour le coeur de maman, et même pour celui de la fillette.
Moi et Grande Ado sommes du genre à ne pas apprécier le jour de notre anniversaire. La perspective même de cette journée nous retourne l'estomac. J'ai longuement réfléchi à la question sans obtenir de réponse satisfaisante, seulement des pistes. Je crois que cette journée nous rend vulnérables. À ce qui pourrait être hors de notre contrôle, aux surprises bonnes comme moins bonnes, aux déceptions appréhendées peut-être? Déceptions qui mordent au coeur quand on se voit délaissée, ou encore oubliée? Nous avons également horreur des cadeaux à développer, du suspense, et surtout de devoir composer une réaction polie sur le vif lorsque le cadeau, malgré la bonne intention, nous semble incongru.
Tout cela pour dire que ma grande s'est levée de mauvais poil hier matin, jour de son seizième anniversaire. J'ai laissé de côté les habituels reproches en la circonstance mais cela n'a pas suffit à lui enlever sa moue. Même sa petite soeur de deux ans lui entonnant "woyeux aniiiivesaiii" n'a pas réussi à tempérer son humeur. Elle est partie en retard.
Quand elle est rentrée vers l'heure du souper, nous étions tous à l'étage, en train de remanier les lits des deux plus jeunes. Je suis descendue avec un petit paquet cadeau que je lui destinais, inquiète de ne pas l'avoir entendue rentrer. Je l'ai alors aperçue, recroquevillée sur le divan, une jetée sur ses bras croisés malgré l'étouffante chaleur ambiante. Elle n'avait pas l'air mieux disposée que le matin même. N'empêche, maman gardais bien un dernier tour dans son sac.
Je lui dit alors de s'approcher, et j'allai mettre en marche une vieille cassette à ruban dans le lecteur, un enregistrement datant d'au moins quatorze ans. Nous nous sommes installées par terre, les jambes repliées en indien, attendant que la bande commence à émettre son contenu. D'abord la voix de Petit mari, claire comme peut l'être celle d'un jeune homme de vingt quatre ans et des poussières, qui m'alla droit au coeur. Puis la mienne, énervante bien sûr, comme c'est toujours le cas quand on s'écoute ou se regarde sur un enregistrement. Et puis, cette petite voix frêle, teintée de gêne, la sienne, douce comme du velours. Nous l'avions enregistrée pendant qu'elle prononçait son répertoire de premiers mots d'enfants à l'age de 22 mois, si maladroitement prononcés en raison d'une mauvaise audition à l'époque. "Pachon", disait-elle, pour dire poisson. Un drôle de toc toc parasitait la bande. Je lui expliquai qu'elle tenait un petit livre de carton et pointait rituellement avec son index, à répétition, avant de prononcer le mot.
Alors que je m'abimais dans mes souvenirs, en relatant ce détail, j'aperçus une larme couler sur sa joue. Surprise, je réalisai qu'elle pleurait à chaude larme. Était-ce de constater qu'il y a tellement longtemps déjà que nous prenons soin d'elle, qu'elle a déjà été notre petite princesse tout comme Petite Fleur l'est présentement, que notre amour est vieux comme le monde et qu'il traverse les âges? Je le lui ai demandé, elle m'a répondu: "je trouve ça cute" ;o)
Voila la carapace qui venait de s'effondrer. J'avais fait à son coeur un cadeau inattendu. Nous sommes parties ensembles acheter une bouteille de mousseux pour faire un toast à son seizième, elle en a pris deux verres et s'est mise à rigoler pour le reste de la soirée. Je lui ai offert entre autres choses un bijou qu'elle affectionne beaucoup et ne cesse de m'emprunter, c'est un petit coeur en argent, de couleur verte à pois argentés. La ronde des souhaits téléphoniques a commencé tout de suite après le gâteau. J'ai vu ma fille heureuse et sa journée d'anniversaire sauvée! Elle se prévoit un autre party entre amies ce jeudi, et dodo dans la tente pour finir.
J'ai l'impression que nous venons elle et moi de franchir un cap. Je viens de prendre un coup de vieux alors qu'elle est si jeune. Déjà tout ce temps passé depuis que je suis sortie de l'hôpital, encore presque adolescente moi-même, avec cette magnifique pouponne dont j'ai su prendre soin avec diligence, malgré mon jeune age. J'étais une louve, une lionne, et je le suis encore, même si elle, elle voudra bientôt quitter la tanière. sniff
C'est la ronde de la vie.
Savoure tes seize printemps, jeune fille.
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Tranches d'amour,
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mardi 27 avril 2010
Qui suis-je? Devinette pour matins neigeux!

. Je mange du beurre au doigt, cachée dans le fond du garde-manger.
. Je vole la suce de mon petit frère pour aller la jeter dans les toilettes
. Je monte sur le banc d'apprentissage à la propreté pour aller fouiller dans les brosses à dents et désodorisants.
. Je me sers du mot "heille" pour me faire comprendre...
. Il me prend des manies de croquer, défaire avec mes dents, sucer, toutes sortes d'objets incongrus tels le casque de vélo de ma grande soeur (le styromousse blanc à l'intérieur, misère...) ou encore le jeu de cartes-mémoires (facile de trouver la paire quand on remarque quelle carte est rongée).
. Je n'aime pas les monsieurs.
. Je me sauve pour ne pas faire changer ma couche, je me cache pour faire caca dans les bobettes...
. Je lance ma nourriture par terre comme un bébé pour signifier que je ne l'aime pas.
. Je pousse des cris perçants quand je suis frustrée.
. J'utilise un vocabulaire emprunté chez les plus vieux pour sortir la colère ou la rancune (t'est pas fine/tasse-toi/dégage/c'est moi qui l'a, je veux bon, etc)
. Je change d'idée à tous les deux minutes et je suis également un moulin à parole.
. J'ai recommencé mes réveils de nuits.
. J'ai tendance à me sauver lorsqu'on lâche ma main.
. Je ne veux pas partager mes parents ni mes jouets avec les gentils amis qui viennent me visiter.
. Je suis capable de chialer/lirer/me lamenter non-stop pendant 30 minutes au moins. Puis prendre un petit break et remettre ça!
. Je veux toujours embrasser mon petit frère quand il DORT.
. Je ne veux pas coucher dans le beau petit lit de grand que maman a soigneusement aménagé pour moi.
. Je tiens à ma suce plus qu'à la prunelle de mes yeux.
. Je ne joue PAS avec mes jouets, bien plus intéressant de fouiller, de croquer dans les fruits du bol pourtant théoriquement hors de ma portée, de tendre la main pour voir si j'attraperais pas quelque chose de nouveau sur le comptoir, de DESSINER SUR LES MURS avec des stylos, de me saisir du SIPHON de toilette pour faire une grosse job...
. Je ne reste PLUS calme en poussette, j'ai hâte de DÉBARQUER.
. Je suis reposante pour tout le monde quand je DORS!!!! ;o)
. ET pour finir, il y a des journées ou je laisse croire à mes parents que le bout du tunnel est tout près, puisque je ne présente AUCUN des comportements cités plus haut. Je redeviens un ange, l'espace de quelques heures au moins...
Alors, vous avez deviné???
Il s'agit bien sûr d'un TERRIBLE DEUX EN PUISSANCE!!!!!!!
Vraiment, de ma vie, je n'avais goûté aussi pleinement à la saveur de cette expression!
Notre Petite Fleur est rock'n roll depuis l'arrivée de son petit frère. Une réaction à la mesure de ce qu'elle perd: l'attention exclusive et soutenue qu'elle avait de la part de tous les adultes et grands enfants de cette maison. Nous l'accompagnons là-dedans avec patience, bien que notre fatigue s'en trouve décuplée. Vivement le trois ans, que tout s'estompe enfin! Cette enfant aura été intense tout le long! C'est dans sa nature, et nous comprenons cela, même si nous soupirons parfois de désespoir.
Heureusement, le petit dernier est un bébé exemplaire, patient, souriant, dormeur. Heureusement, la nature a apparemment prévu l'équilibre des forces!
;o)
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Maman se défoule,
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mercredi 7 avril 2010
Passez go et ne réclamez pas les coliques!

Je ne sais si bébé Lutin aurait été un bébé à colique autrement. Cependant je crois avoir trouvé le moyen de lui "occasionner" une telle détente en fin de soirée qu'il passe outre les crises de fatigue et de stress habituelles d'un bébé de cet age.
Chaque soir, alors qu'il commence à devenir un peu grognon comme pour réclamer la dite chose, nous le dévêtons et faisons un peu de gymnastique de bébé avant de faire couler un bon bain à la bonne température. Ensuite, maman s'y plonge la première, et papa lui tend le petit bout de chair si précieux, alors devenu complètement silencieux, comme dans l'attente du premier contact de ses petits pieds avec l'eau chaude. S'il pleurait, tout cela cesse instantanément. Place aux longs regards languides, aux jasettes toutes douces entre maman et bébé, place à un état proche de l'endormissement, aux petits yeux qui fuient derrière les paupières lourdes, au visage souriant aux anges.
Quand on finit par l'extraire du bain, monsieur pique une colère monstre qui dure une bonne minute. Puis, maman termine de le vêtir pour la nuit, une bonne tétée et hop, bébé perd conscience pour 5 heures en ligne! Il va alors se coucher confortablement dans le parc, au salon, et les parents peuvent procéder à une soirée télé en bonne et due forme! ;o)
Il me semble avoir tenu tous les autres jusqu'à endormissement, avec les crampes et gargouillis de digestion liés à leur dernier repas, tous les soirs jusqu'à au moins trois mois.
Dans notre petit clan, l'heure du bain/douche revêt une extrême importance dans la routine de tous le monde, en soirée. Je crois que nous venons de créer un nouvel adepte ;o)
En tout cas, je suis bien contente de sauter l'étape des coliques!
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