mercredi 30 juillet 2008

La maison



Je suis bien occupée ces jours-ci à demander des soumissions pour de nouvelles fenêtres. Deux personnes nous ont affirmé récemment que notre maison avait du cachet. Ça me fait réaliser que nous avons peut-être davantage entre les mains que ce que nous croyions. C'est une maison bâtie en 1907, donc centenaire depuis l'an dernier. Sans matériaux nobles à l'intérieur (finition des années 50 que nous avons arrachée) mais bâtie pièce sur pièce donc à tout épreuve, et architecturalement intéressante de par son pignon à l'avant, et sa vieille porte d'entrée.


Au fond, il s'agit d'un projet comme un autre. Certains partent en voyage, se dotent d'un VR pour camper, achètent un chalet, un bateau, veulent ouvrir un commerce... Nous, nous redonnons ses lettres de noblesse à une demeure qui a vu bien des époques. Pour l'heure, il s'agit de faire entrer la lumière, dont je suis friande. Il nous en reste tellement, de travaux! Mais au fond, nous avons tout notre temps!

Et cette maison le mérite car elle nous a accueillie. Elle a un grand terrain (8000pc) pour y élever nos enfants. Et bien que serrés dans de petites chambres, deux par deux, ils y seront heureux car au fond, tout ce qu'on a vraiment besoin dans la vie, c'est d'un espace, à soi.

mardi 29 juillet 2008

Brèves d'été part two!



Encore à mon ordinateur à cette heure (11:30am)!

Je tue le temps... et me planifie une belle période de rush quand bébé s'éveillera, c'est à dire d'ici 10 minutes!

Ahhh!

-Petit mari est parti sur un contrat de ciment, PENDANT SES VACANCES. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour un peu de sous!

-Nous devions voyager, semblerait-t-il que la sagesse nous commande plutôt de demeurer sédentaire.

-J'ai commencé les fournitures scolaires cette semaine, et cette même sagesse me criait à l'oreille que j'avais bien fait de mettre la pédale douce sur nos vacances. Au moins, j'ai les sacs d'école! Et quelques cartables. Chez Brunet (et oui les pharmacies je vous le dit!!), zétaient à .59 sous les cartables 1 pouce! waw!

-Petite Fleur nous a percé une dent cette semaine, et fait de belles nuits! Y a rien à comprendre, décidément! ;o)

-La piscine est encore froide, pour changer!

-Mes couches de coton sèchent! Je vous ai déjà dit que j'en utilisais? Ma conscience écologique est à son max quand je les lave et me rend compte de tout ce qui aurait dû aboutir à la poubelle!

-Nous sommes dans les dernières heures de juillet, l'avez-vous noté?? Si l'hiver pouvait passer aussi vite que ne le fait l'été, hein? :oS

-Aujourd'hui, quelques fax à faire, et poitrines de poulet à acheter! Voilà ma journée! Comme d'habitude, cependant, je ne la verrai pas passer: Petite Fleur demande énormément ces jours-ci. Elle est passée en mode automomie de déplacement, et tire sur tous les fils, tissus, objets quelconques qui dépassent!! Sa folie du moment: le plat du chien! *soupirs* ....

Sur ce, le devoir m'appelle!

Bonne journée à vous!

Je l'entend qui pleure sa solitude !!!



Tout seul dans son coin, abandonné, inutile petite chose cancérigène de surcroît mais ô combien apte à titiller nos papilles! Mmmmm je pense que ce soir sera un soir de poitrine de poulet :)

S'il peut ne pas pleuvoir !!!!!

samedi 26 juillet 2008

Le nettoyeur miracle



Et non, il ne s'agit pas d'un produit commercialisé!

Il s'agit de Petit mari lui-même.

Ce gars-là arrive à détacher le linge d'une façon inimaginable!

Avec du détergent à vaisselle, et beaucoup de patience.

Jolie Sportive avait, un peu plus tôt dans la semaine, endommagé irrémédiablement à ce qu'il me paraissait, un chandail de pyjama lors d'une sortie éclair au Mcdo. Les caissiers débutants ont tendance à mal doser le liquide et la crème glacée dans les sundaes, apprécié du point de vue gourmand, mais dévastateur pour la garde-robe lorsqu'un enfant ouvre la dite friandise et se voit gratifié d'un coulis de fraise sur la poitrine.

Le vêtement avait de plus été abandonné un bon trois jours à la chaleur torride, roulé en boule entre les sièges, avant que je ne le découvre et l'exhibe à tous ces regards coupables et complices. Personne n'avait daigné rapporter le dit gilet avec diligence, pour fins de détachage immédiat.

Devant ma frustration, Petit mari, loin d'être démonté, s'empara du gilet d'un air flegmatique et l'abandonna aux bons soins d'une petite quantité d'eau versée dans un seau.

J'endurai quelques jours dans mon désordre intérieur ce seau qui trônait juste à côté de la cuisinère, jusqu'à ce que ma petite patience atteigne sa limite, ce matin. Mais une surprise m'attendait! Certaine d'y découvrir les taches, je dépliai le gilet et demeurai coite. Il était aussi neuf qu'au jour de son achat. Et vlan pour les amateurs de la planche à frotter! Nullement nécessaire d'abimer ses beaux doigts: l'eau fait tout le travail!! Exit également le shout, stain remover et toutes ces molécules savantes domestiquées pour la lessives. Rien ne bat l'H2O je vous le répète. Et, possiblement, un peu de savon à vaisselle au départ, juste pour déstabiliser la tache :)

Le trempage, voilà son secret! Incroyable mais vrai.

Ahhh, mon sauveur! Il sait si bien se faire aimer ;o)

Gourmandise du matin



Depuis peu, petite fleur a un réel engouement pour cette denrée, accueillie toujours à grands cris. C'est un bonheur pur que de la regarder satisfaire sa gourmandise!


Plaisirs d'été





Par une nuit tiède, sans autre bruits que ceux de la nuit, sous un ciel étoilé. Quoi de mieux que de manger de la friandise gélatineuse, serrés les uns contre les autres tel les êtres grégaires que nous sommes, habités d'un sentiment d'éternité. Moments uniques, rarissimes.

vendredi 25 juillet 2008

Étrange paradoxe



Je crois être un cas unique, vraiment, quand je me sens de cette manière.

Plus le budget rétrécit, plus je ressens l'abondance.

Je ne l'ai pas caché, notre santé financière n'est pas à son top. Lors de notre déménagement nous avons fait l'achat d'une maison fort mal en point pour laquelle il a fallu débourser encore et encore, nous endetter. L'élastique est à son maximum, nous sommes sur la corde raide.

(Oui nous désirons un dernier enfant.
Oui nous assumons le fait que nous ne pourrons offrir la Wii à la marmaille pour noël, ni leur payer l'école privée. Pour nous, le surplus matériel passe en second. Nous avons un ordinausaure, un vieux PS2 qui font très bien l'affaire!)

Nous revenons tout juste de démarches à la Caisse pour ajuster les entrants et les sortants. L'espoir revient. Mais en attendant, les maigres ressources que nous avons suffisent à peine pour traverser les vacances. Malgré tout, c'est dans ce cadre étrange que mes capacités de femme, de mère et d'épouse s'épanouissent le mieux. J'ai envie de cuisiner, de divertir mes enfants à peu de frais, de regarder ce qu'il y a d'intéressant sur les nombreux postes télé que nous payons sans jamais regarder, d'utiliser notre piscine même froide, d'aller marcher dans le Vieux... etc.

Je vois les trois bananes plus que mures sur la table et je me dis: pourquoi pas des petits gâteaux choco-banane? Que se cache-t-il dans ce frigo que je pourrais mettre ensemble pour nous faire faire un petit bout de plus?

Je ne dis pas que j'adore le fait de "manquer de lousse", d'être "accotée" comme on dit.
Mais j'ai si souvent côtoyé cet état d'esprit que l'on dirait maintenant que je me concentre sur l'essentiel. Les enfants vont bien. Nous ne manquons de rien. Le luxe peut attendre. Les voyages aussi. Y a des choses pires sur la terre.

J'adhère à une philosophie de simplicité volontaire qui va bien avec mon côté philanthrope et humain. D'accord, je rêve aussi à une tente roulotte, à des nouvelles fenêtres, ou à emmener mes enfants à Expo cet automne. Mais en attendant, la vie s'écoule calmement et nous apporte tout de même notre lot de petits bonheurs quotidiens dont il faut savoir profiter aussi, car au fond, cette vie elle est faite de petits détails.

C'est pourquoi depuis quelques jours, le jeu "frustration" trône à nouveau sur la table de la cuisine, et les affrontements amicaux se multiplient pour notre plus grand plaisir, gratuitement ;o)

jeudi 24 juillet 2008

Les vacances? Relativisons!



Parfois il m'arrive d'envier un petit instant la vie de ceux qui vont en toute liberté, ceux qui n'ont qu'un seul enfant à "organiser", les globe-trotteurs par exemple, ou les gens qui partent chaque année au chalet pour des semaines! Ceux donc la maison est "nickel", sans autres soucis que l'entretien quotidien. Bref, facile de deviner que ce n'est pas parce que nous sommes en vacances que la vie s'arrête ;o) Ceci dit, je crois que je m'ennuierais profondément si ma vie changeais du tout au tout comme cela! Il me plait un peu je crois de courir après ma queue, de ne pas avoir à me questionner en vain sur le meilleur emploi du temps pour la journée. Par contre le mode survie, on s'en lasse un peu! Redonner un peu de lustre à cette maison défraîchie nous accapare depuis trop longtemps.

Ce qui m'amène à m'interroger sur cette mystérieuse réalité du "tout arrive en même temps...". Mon amour n'a que deux petites semaines, et déjà le premier week-end était hypothéqué par la fête du baptême. Je dis "hypothéqué", si l'on se place du point de vue du repos. Le tourbillon était si intense que j'ai à peine envie de faire un retour sur les faits. Puis, un bon ami compte sur lui pour l'aider à faire ses "partances" pour un garage. Et mes parents espèrent le voir arriver en début de semaine prochaine à Montréal pour installer une piscine. Et il y a bien sur cette fenêtre, qu'il est en train de poser dans notre cuisine. Puis, son employeur l'a approché pour une jobine rapide.

Quand donc pourra-t-il se reposer? Ça n'a aucun sens. Du moment que quelqu'un possède un réel talent pour les travaux manuels, le voilà privé du droit de s'arrêter, et sollicité automatiquement à une participation active aux travaux de tout un chacun. Lui qui ne demande jamais rien à personne, arrivant toujours à épargner son entourage de par sa légendaire débrouillardise! :oS

J'essaie de tirer la courverture de notre côté un peu, aussi. Passer du temps en famille c'est important. Du temps de qualité. Quand Petit mari est occupé, je ne me sens pas vraiment en vacances avec lui!

Ah! Dur quand on a marié le bon ami de tout le monde, le gendre préféré, le crime de bon gars :o)) Dur de l'avoir à soi ! L'an prochain, nous bouclons les valises et nous disparaissons, c'est décidé!

Devinez qui est en vacances?





C'est papa!
Enfin!

:O)

mardi 22 juillet 2008

Le ventre stérile



Aujourd'hui, de passage chez une amie, j'ai vécu un bien mauvais quart d'heure. Ou plutôt une petite heure. Car je ne suis pas restée plus longtemps à m'exposer à la tristesse sans nom d'une femme qui n'est plus que l'ombre de ce que je lui ai connu de gaieté et de spontanéité.

Aujourd'hui, mes enfants étaient une faute, une injustice. Dans ses yeux mal drapés d'indifférence je pouvais déceler une hargne à peine déguisée, et à sa source, une envie qui a tout ravagé sur son passage: le désir d'enfant inassouvi.

Devant moi, une femme de 37 ans, élancée bien que petite, brunette et menue. Elle tient dans ses bras un bébé chien dont elle a le plus grand soin. La petite boule de poil est venue à elle la semaine dernière, suite au décès de son autre chien, compagne de plusieurs années. La petite assemblée que nous formons n'a de yeux que pour ce petit bout en train de chiot malhabile, occupé à farfouiller sous la vigile attentive de ses deux maîtres aux bras vides. Quelques fois, le regard de cette ancienne amie se pose sur Petite Fleur, qui mange des céréales sur mes genoux. Mais toujours brièvement, comme si le simple fait de glisser les yeux sur les petits bras potelés lui causait une douleur cuisante, une brulure de l'âme.

Elle m'ignore ostensiblement alors que je suis assise à quelques centimètres. Nous avons pourtant collaboré ensemble pendant plusieurs semaines de travail en garderie. Parfois même eu quelques conversations intéressantes. À cette époque Jolie Sportive avait 5 ans. Ma famille était bien terminée. Ni elle ni moi aurions pu imaginer la suite. Pourtant aujourd'hui, je tiens mon nouveau bébé près de mon coeur alors qu'elle n'a pour elle que la douleur du souvenir d'inséminations ratées et de fausses couches spontanées. Comme je comprend cette morsure. Et comme j'entends crier à l'injustice à travers ce silence de fer.

L'impair, c'est sans nul doute moi qui l'ai commis. J'ai l'art de me mettre le pied dans la bouche, je dirais même dans la gorge. La voyant s'évertuer à assurer la sécurité du bébé chien de la même façon que moi-même, avec ma petite couleuvre tortillante, je lui lance bien candidement: "Nous avons chacun notre bébé à nous occuper là, hein?". Je vous jure qu'à cet instant, je n'ai pas en tête ses problèmes de fertilité. Elle me répond: "Oui! mais celui-là ne me coutera pas cher d'université"! Déjà l'uppercut a atteint sa cible. Mais pour le plaisir du défoulement sincère, elle rajoute:" il ne m'amènera pas au restaurant plus tard, non plus".

Une douche froide passe sur mon coeur. Je ne peux décemment être coupable d'avoir pu être mère. Pourtant, je représente vraisemblablement pour elle quelque chose d'inaccessible dont la vision même la révulse totalement. Je ne cherche pas à m'imposer plus longtemps. Déjà, ma visite s'annonçait brève. Elle s'est écourtée d'une drôle de manière mais je n'en pouvais plus.

Ma copine, qui recevait cette femme, m'avait pourtant mise en garde souvent de ce que les mois d'échecs en fertilité avaient causé de ravages chez elle. Je me suis frottée fermement à cette nouvelle réalité aujourd'hui. Mais loin d'être en colère, je suis envahie d'un profond chagrin. Avoir un enfant c'est souvent le rêve d'une vie. Cela correspond souvent à un besoin si intense, si instinctif, que privées de ce plaisir, bien des femmes s'étiolent et meurent bien avant de mourir.

Je regarde mes cocos et tout à coup, je me sens ingrate d'avoir été si fatiguée et si désagréable suite aux festivités. Je me dois de les mériter puisqu'ils m'ont fait l'immense honneur de venir à moi, tel que je les ai souhaités.

Aujourd'hui je dis merci à la vie pour ma maternité.
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