lundi 7 juillet 2008

Histoires fécales



Quand vient le temps de faire trempette, plusieurs de nos connaissances boudent systématiquement les bassins publics, qu'ils qualifient de "piss-in".

J'ai toujours trouvé ce positionnement un peu obsessif, bien que je doive humblement avouer que jamais avant hier soir je n'avais eu de raisons d'y adhérer.

Mais la vie est pleine de surprises! :-)

Hier soir, notre petite famille, accablée tant par la chaleur que par la vision d'une piscine bien remplie mais pas encore prète pour usage, s'est empressée de migrer vers un point d'eau afin de se rafraîchir un peu. C'était notre première sortie du genre cette année, car avec bébé, c'est moins facile de s'exposer au soleil d'après-midi, mal équipée que je suis en parasols et autres accessoires d'ombrage.

Donc vers les dix-neuf heures, nous arrivons sur les lieux. La piscine est presque vide, un peu froide (78 degrés, personnellement je dis moins), mais toute offerte à nos regards avides de flots bleus, et nos corps enfiévrés par la canicule.

La baignade commence. Bébé trouve l'eau toute froide et éclate en sanglot lorsqu'on lui trempe le bout du premier orteil. S'en est fini pour maman et marraine, qui se contente de deviser amicalement, les pieds dans l'eau.

Pendant ce temps, le reste de la famille s'amuse ferme, comme en témoigne cette photo:



Après quelques sauts et cabrioles, survient la chose.

L'invraisemblable.

Mes deux filles, habituées aux fonds marins, se font un devoir d'explorer avec leurs masques de verre, offrant une vision parfaite. Néanmoins, elles ne croient pas ce qu'en disent leurs yeux lorsqu'elles font la macabre découverte d'un petit reliquat humain flottant innocemment au fond de l'eau. Elles me racontent être remontées à la surface, avec l'hypothèse d'une gâterie pour chat en guise d'explication. Puis, réalisant l'incongruité d'une telle idée, elles étaient retournées vaillamment pour tenter d'élucider cette énigme passionnante.

"S'tune crooooooooootttttte"!

Avaient-elles lancé à l'unisson, nageant frénétiquement vers le bord afin d'échapper à l'horrible réalité qui venait de faire jour dans leurs esprits paniqués.

Et bien mes amis, protocole oblige, pour un morceau de caca grand comme un dollar, la piscine fut instantanément évacuée d'urgence par des moniteurs inquiets, qui entamèrent aussitôt le branle-bas de combat pour affronter l'ennemi qui venait de surgir.

Comme quoi la réalité dépasse souvent la fiction. La "piss-in" venait de révéler son potentiel de litière! Ah! qu'en auraient dit mes amis!

Je ne sais pas si je vais moi aussi bouder les bassins publics. Le choc est ma foi trop récent pour que je surnage et réussisse à y voir clair... :-)

Mais une chose certaine: je tiendrai maintenant pour acquis que dans toute légende urbaine, il se trouve toujours une vapeur de vérité.

4 commentaires:

Bouddi a dit…

À go, AAAAAAAAAAAARK!!

La Mère Michèle a dit…

lolllllllllll

Le blog à Chantal a dit…

Et bien je me contenterai alors de ma petite piscine de 12'. C'est mieux que ... en tout cas ouach!

souimi a dit…

Ma fille est sauveteure dans les piscines de Longueuil l'été et ce, depuis 4 ans. Je confirme la chose et je peux te dire que les gentils sauveteurs ne retrouvent pas que cela dans les piscines. Je n'irai plus jamais me baigner dans les bassins publics de ma vie. Oh que non!
Au moins, les règles d'hygiène sont très strictes. Pourtant, lorsqu'ils évacuent le bassin à cause d'un objet nageant non identifié, il y a des bougonneux qui resteraient quand même en compagnie de la Oh Henry! Faut le faire...
Et que dire des Arabes qui insistent et argumentent pour se baigner avec leur hijab, leur jaquette, leurs manches longues etc...

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