mercredi 17 juin 2009

Chagrins d'amitié - ou la vulnérabilité mal placée



Avez-vous déjà pleuré pour des conflits en amitié?

Moi ça m'arrive à tous les coups, et je commence à en avoir marre.

Je crois que je suis trop investie dans le bien-être de mes ami(e)s. Je prends trop leur devenir à coeur, je suis trop "dedans" comme on dit.

C'est pas normal.

Bon, je ne me retrouve pas souvent en opposition avec un ou une amie. Mais quand ça arrive, ça me déchire et je déteste être si vulnérable. Je laisse venir les gens si près de moi, si près de mon coeur, en oubliant qu'ils ne sont pas de ma famille, et ensuite je ne m'explique pas le manque de loyauté, les oublis de diplomatie, les réactions égoïstes naturelles et propres à la nature humaine. Je ne suis pas parfaite non plus, mais je me donne tellement que j'en attends autant en retour. Et parfois la morsure est douloureuse.

C'est le prix à payer pour ce caractère entier, passionné, qui fait parfois ma marque de commerce. Un caractère que je devrai brider un de ces jours, pour devenir enfin une personne raisonnée, je suppose. Je suis si chevaleresque, facilement habitée de grandes émotions, si romantique dans toutes les sphères de ma vie, au sens psychologique du terme. L'émotivité est souvent mal perçue, mal devinée. On peut me faire mal si facilement. Je pense que je suis une trop grande amoureuse des gens et de la vie en général, si cela se peut d'abuser en ce domaine. Il me faut songer à lever un peu les bouclier, à me protéger.

Je dois m'engager dans une réflexion personnelle sur le sens de l'amitié. Il est parfois aussi difficile de s'y retrouver que dans l'amour car les deux sont si étroitement mêlés. Je perdrai sans doute au change, mais je gagnerai peut-être une paix de l'esprit bien méritée.

15 commentaires:

Lionne a dit…

J'ai appris à la dure en ce domaine. J'étais comme toi. Maintenant je suis toujours une amie fidèle, je m'investis autant, mais il y a une partie de moi, la "raison" qui est capable de "tirer sur la plug" quand c'est le temps. C'est une question de protection. Les blessures que l'on subit conditionnent ce que l'on devient...

Bonne journée ! :)

BéKa! a dit…

Je me reconnais dans ce que tu dis. J'ai pris conscience de ma façon d'être et d'aimer mes amies. J'ai décidé de rester comme je suis, question de ne pas biaiser mes relations.
Pour 10 amitiés sabordées, je compte sur 4 amies sincères qui sont là beau temps mauvais temps.

Maintenant, je me rends compte plus rapidement qu'une relation ne me conviens pas et je sais mettre un stop.

Finalement, je savoure ce que je possède et non ce que je perds. Mais j'admet que c'est toujours difficile sur mon coeur... mais on s'en remet.

La Mère Michèle a dit…

Il est vrai qu'il est difficile de dompter le naturel. Je ne peux nier que je suis une fille qui s'attache, qui se donne, c'est ma façon, en amour comme en amitié.

Parcontre, je pense que tirer sur la plogue quand je me brûle, c'est peut-être fort sage, néanmoins. Reculer, prendre du recul.

Lily a dit…

Mes amis, c'est un peu ma famille, alors je prends tout personnel...c'est difficile parfois disons! :S

BéKa! a dit…

Finalement, tu sais quoi? Je crois qu'il est plus sage d'éviter les amitiés où il y a un rapport de force inégale. Tu sais cette impression de vouloir plaire, de chercher l'approbation d'une amie... Alors que la vraie amitié commande d'être soi-même.
Je crois que dès qu'on sent que l'on joue un rôle il est clair que cette relation n'est pas pour nous.
Du moins, elle doit savoir rester au niveau de "connaissance" et non d'amitié véritable.

La Mère Michèle a dit…

Beka, étrange que tu le formules de cette manière. Je comprends ce que tu veux dire mais justement, je suis à mille lieux de cela, je pense.

Justement, je fais très attention à l'égalité intellectuelle et psychologique en amitié. Même que je suis incapable de faire autrement, quand la connexion ne passe pas, je laisse tomber. Et quand je me sens trop vieille/savante ou au contraire trop jeune/ignorante, je ressens le décalage et aussi, je laisse tomber, pas toujours, mais souvent.

Je ne cherche nullement à être un mentor, ni n'ai besoin d'une seconde mère, etc. Je ne pense pas que je joue des rôles. C'est plutôt que pour moi, les amis sont de la famille, comme le disait Lily. Et c'est là ou le bat blesse. Quand une réaction, une décision, vient nous démontrer qu'il n'en est rien.

Y a une chose que je ne peux négocier en amitié, c'est la loyauté. Quand on va jouer là, c'est comme une blessure qui ne se referme pas. Je suis exigeante, je sais, mais je suis comme ça.

BéKa! a dit…

C'est ce que je disais:-)
Si tu ne peux pas considérer des amis comme de la famille, ça les situe dans la catégorie de "connaissances".

Je ne prédendais pas que tu jouais des rôles. J'évoquais une idée générale, une chose vers laquelle je ne veux pas aller.

Évidement, pour moi aussi, la loyauté est importante, par dessus tout. En fait elle est tout.

Bon, je m'exprime peut être mal...
Quoiqu'il en soit, Vive les belles amitiés et la loyauté!

La Mère Michèle a dit…

"Si tu ne peux pas considérer des amis comme de la famille, ça les situe dans la catégorie de "connaissances".

Cette phrase me dit qu'on est sur la même longueur d'onde ;o)

Looange a dit…

Je te comprends. JE prends tout à coeur aussi, en amitié, en amour.. en famille aussi.

Faut savoir en prendre et en laisser. Mais moi je sais pas alors :)

La Belle a dit…

Je comprends ce que tu vis car je suis un peu comme toi je donne beaucoup et en retour je ne reçois pas toujours. Ces dernières années j'ai laissé aller les amitiés qui prenaient trop de mon temps et qui étaient très négative alors que j'essayais d'apprendre à être positive.

J'étais utile pour ces filles, mais en retour je n'avais rien :-(... J'en ai pas eu beaucoup d'amitié de la sorte, mais aujourd'hui je ne m'en fais plus. Et je vis tellement mieux ;-)

Evyzamora a dit…

Je me retrouve dans ce que tu dis. C'est difficile de "tirer la plug" à temps, parce que parfois on ne sait pas lorsque ça l'est...ta tête te dicte un acte, mais ton coeur commande autre chose....

BéKa! a dit…

Dans le fond c'est toujours dur de choisir soi-même de faire un deuil.
Personne n'aime ce sentiment.
Tout comme toi, quand la loyauté et la confiance prennent le bord, je prends la décision de couper les ponts, soit radicalement soit en laissant le temps effacer nos liens.

Ysa_la_tite_mere a dit…

Je comprends... je n'ai jamais eu de peine d'amour mais j'ai déjà eu une grosse peine d'amitié... ça fait 5 ans environ et il m'arrive de pleurer encore quand j'y pense. J'ai gardé des courriels échangés avec l'ami en question et il m'arrive de les relire... ça me fait encore beaucoup de peine. L'amitié que j'avais avec cette personne est définitivement terminée, mais il est encore dans mon entourage... c'est difficile, même après tout ce temps.

Bonne réflexion :-)

Chantal a dit…

En amitié je m'investie beaucoup.

J'ai eu une amie qui s'est retrouvé sans rien et je l'ai acceuillit a bras ouvert dans ma demeure le temps qu,il a fallu.

Et je le referais demain matin. J'ai 2 bonnes amies et je les considères comme ma famille.

Je pense que la vrai amitié c'est d'être capable de se dire la vérité que ça fasse mal ou pas.

Nanou La Terre a dit…

Je me dis toujours; " De la modération dans l'excès." Çà m'aide...
En amitié, comme dans l'amour, si c'est souffrant, c'est qu'il y a déséquilibre. Faut savoir trouver lequel.
Bonne semaine Mère Michelle!

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